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CLYDE&ROSE ❀my jolly sailor bold -

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MessageSujet: CLYDE&ROSE ❀my jolly sailor bold - Sam 25 Juin - 22:53


❀ my jolly sailor bold - clyde&rose
my heart is pierced by cupid. i disdain all glittering gold there is nothing can console me but my jolly sailor bold. come all ye pretty fair maids whoever ye may be, who love a jolly sailor bold. that plows the raging sea. my heart is pierced by cupid, i disdain all glittering gold, there is nothing can console me but my jolly sailor bold. Ϟ my jolly sailor bold.

Peu à peu, le petit café s’était vidé, lentement mais sûrement. A une heure pareille, les gens préféraient largement aller boire une bonne bière au bar du coin plutôt que de siroter un café bien noir. A la longue, le patron des lieux l’avait bien retenu, si bien qu’à vingt heures et trente minutes pétantes, il fermait. Rien n’était amputé sur son budget selon ses calculs à partir de cette heure-ci. Et tout ça grâce à un tas de statistiques basées sur des hypothèses et non des faits : un café, restait un café qui rapportait quand même pas loin de deux dollars ! Quoiqu’il en soit, les choses restaient les mêmes, particulièrement pour les employés du café, qu’ils y comprennent quelque chose ou non. Dans son coin, Rose ne cherchait pas à comprendre les choses, l’important étant qu’elle travaille sans avoir à enlever sa tenue pour avoir des pourboires. Pourtant, on pourrait facilement assimiler cette petite jupe, ce petit chemisier et ce beau tablier aux uniformes qu’elle avait pu porter pour se produire sur scène, mais quand bien même, elle ne portait pas de sous vêtements coquins en dessous. C’est ainsi que ce soir, elle était du service qui faisait la fermeture, mais ne s’en plaignait nullement. Il lui était déjà arrivé de finir bien plus tard quand elle travaillait. Le seul petit souci qui pouvait mettre sa bonne volonté à rude épreuve, c’était les quelques nuages menaçant qui traversaient la ville depuis plusieurs heures déjà, laissant la pluie menacer de tomber. Une menace sans après pour le moment, mais l’évidence était là, il allait pleuvoir à un moment ou à un autre. Elle pouvait toujours demander à son cher camarade de route de venir la chercher… mais il se ferait un plaisir de râler et de lui faire comprendre qu’il serait temps qu’elle sache marcher plusieurs kilomètres au lieu de polluer la nature qui n’avait rien demandé, elle. Tu parles, c’était pas les kilomètres de marche qui la dérangeaient, c’était juste… la potentielle pluie qu’elle allait se ramasser sur la tronche en rentrant. Loin d’elle cette pensée pour le moment, puisqu’avec toute bonne volonté possible, elle continuait son service, souriant aux clients avec ses belles dents blanches, remerciant au moindre pourboire et excellant de plus en plus dans le maniement de la machine à café. Heureusement pour elle, il ne fallait pas des dons spéciaux pour ça, et qui plus est, il ne fallait pas non plus faire de longues études, chose qu’elle semblait incapable de faire selon les grandes Universités de New York.

Quelle perte de temps. De temps et d’autres choses d’ailleurs, mais justement, si elle additionnait les petits boulots, c’était bien pour oublier ce passé foireux, celui dans lequel elle avait particulièrement bien échoué : ses études… ses amours, sa vie tout simplement. Niveau amour, elle avait essayé de remonter la pente avec un mariage sans queue ni tête, qui finalement n’avait jamais tenu qu’à un fil. Pour sa vie tout court, c’était du temps perdu, qu’elle ne pourrait jamais récupérer. La leçon était de plus en plus dur à retenir, mais elle arrivait à faire face. Jamais seule, certes, mais c’était déjà un bon début. Soupirant une nouvelle fois alors que l’heure avançait au ralentis mais que le café se vidait de plus en plus, elle se permit de prendre un peu d’avance, épongeant les premières tables désertées depuis un long moment, des tables qui ne trouveront plus d’occupants dans la soirée et qui donc, pouvaient bien être nettoyées quelques minutes avant la fermeture officielle. Ca aussi, elle avait finalement appris à bien, très bien le faire : comme si c’était une tâche compliquée. C’était une chose qu’elle faisait aussi, plus jeune tandis que sa mère s’occupait de la vaisselle. Quoiqu’il en soit, bientôt elle se retrouva seule, sans la moindre compagnie dans le petit café et alors que les minutes défilaient vers l’heure tardive de presque neuf heures du soir, le ciel s’assombrissait logiquement, un simple cycle naturel. Elle n’allait quand même pas dormir dans le café, hein, donc qu’il fasse nuit, qu’il pleuve ou qu’il tempête, il allait falloir qu’elle rentre. Si le verbe « rentrer » pouvait s’appliquer à une petite chambre de motel qu’elle partageait avec un presque parfait inconnu assez bordélique et toujours dans la chambre, le soir. C’est vrai, à ses souvenirs, il n’avait jamais ramené d’autre fille dans la chambre… étrange comme attitude, c’est pas comme si elle osait être d’un naturel très râleur avec lui. Bref, il faisait bien ce qu’il voulait hein ! Elle non plus, elle n’avait jamais ramené de mec dans les chambres qu’ils avaient pu partager, donc pourquoi elle faisait de la discrimination en disant que pour lui, ce n’était pas une chose normale ? Que de questions existentielles.

Ce n’est qu’à vingt-et-une heures ou quelques minutes avant, qu’elle finit son travail, rassemblant ses affaires avec la ferme intention de se coucher directement après être rentrée. Mine de rien, marcher toute la journée en étant une fille qui porte des talons rien que pour le boulot, ça pouvait être pas mal crevant ! C’est ainsi qu’elle sortit, plusieurs affaires en main, toutes amassées selon la journée et même, en cadeau supplémentaire son salaire précieusement rangé dans une enveloppe, quelle délicate attention monsieur le patron. Mais il faut toujours savoir que dans la vie, une bonne nouvelle n’arrive jamais seule. Elle est toujours accompagnée de son revers de fortune et à croire que depuis quelques temps, Rose commençait à oublier cette bonne vieille rengaine. Ce n’est qu’après qu’elle ait fait quelques pas en fourrant les clés du café dans sa poche, que les premières gouttes vinrent tomber sur elle, puis autour d’elle, pour rapidement devenir une averse qu’elle avait vu venir toute la journée et qu’elle se prenait sur la tronche à cet instant précis. Poursuivant tout de même sa route avec bravoure, elle entreprit mille et une manipulations en tout genre pour enfiler son petit gilet, celui-là même qui l’avait déjà protégée à de nombreuses reprises des méchantes averses que le ciel lui envoyait sur la tronche. Ce n’est que lorsqu’elle enfonça ses mains dans les poches du petit gilet, qu’elle remarqua une anomalie. L’absence de papier. L’absence d’enveloppe, l’enveloppe même qu’elle avait mis dans la poche de son gilet en cas de pluie ! Ledit gilet qu’elle avait traîné un peu partout toute la journée, notamment dans la rue ! Insultant le ciel de toutes les manières possibles et imaginables, elle entreprit, non sans sentir les palpitations de son cœur se précipiter soudainement, de faire ses poches, dans les moindres recoins, au cas où l’enveloppe ait eu le don de devenir minuscule au point de pouvoir se planquer dans un millimètre carré de poche. Rien. Nada, niet. Et le tout sous la pluie ! Elle était déjà bien trempée, lorsqu’elle décida de rebrousser chemin, bien décidée à ne pas laisser son pauvre salaire sous la pluie, quitte à se chopper un gros rhume. Oui, elle avait l’air très maligne mais heureusement, il faisait presque nuit.
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MessageSujet: Re: CLYDE&ROSE ❀my jolly sailor bold - Lun 27 Juin - 14:05




« my jolly sailor bold »
Rose S. McKellen & Clyde J. Bowen

Une journée comme les autres qui touchait à sa fin. Une journée qui n’avait rien à envier aux autres. Une journée passée a essayer de faire comprendre à des lycéens des choses qui semblaient tellement évidentes que les expliquer étaient presque inutiles. Pour quelqu’un comme Clyde en tout cas. Il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui-même si tout ça lui semblait évidant, après tout, il avait fini par comprendre au fil des années que c’était lui qui avait un problème pas les autres. Il n’était certainement pas fait pour enseigner les mathématiques à des lycéens dans une ville un peu paumée du nouveau Mexique. Ce n’était pas comme ça qu’il avait imaginé sa vie le jour il avait décidé de tracer un trait sur son passé. Seulement, l’ironie du sort voulait que sa sœur soit victime d’une amnésie, alors que c’était lui qui cherchait à oublier les évènements douloureux de son passé, et qu’il avait décidé de rester auprès d’elle pour l’aider. Il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui-même d’avoir fait ce choix, d’avoir quitté sa nouvelle vie, celle qui loin de Santa Rosa lui avait permis d’avancer pendant plusieurs années. Il avait sans doute tendance a être trop gentil, a trop vouloir aider les gens et sans forcément attendre quelque chose en retour, juste parce qu’il avait parfois tendance à être trop idiot sans doute. Encore ce soir, il allait payer d’avoir voulu être trop gentil. Il avait passé une bonne partie de la soirée avec sa sœur, et malgré les nuages menaçant, il était resté plusieurs heures espérant vainement en son fort intérieur que la pluie ne décide pas de tomber au moment où il allait quitter l’appartement de sa sœur, même s’il tentait de garder espoir, il savait que c’était peine perdue, il avait la poisse. Chose qu’il avait remarqué à plusieurs reprises durant ses vingt-huit années de vie, et dont il allait encore ce soir s’apercevoir. Il était arrivé chez sa sœur après son dernier cours, vers dix-sept heure et déjà à ce moment là, le ciel semblait menaçant mais pas une seule goute n’était tombée pendant les quelques heure qu’il avait passé avec sa sœur, mais comme la vie avait décidée de s’acharner contre lui, c’est quelques minutes après qu’il soit sorti, alors qu’il commençait une marche qui allait sans doute durer quelques minutes puisqu’il devait rentrer jusqu’à chez lui, que la pluie commença a tomber. Reflexe humain, il soupira puis lança un regard noir au ciel avant de continuer sa marche tête baissée. Ce ne fut qu’au moment où il passa devant le café qu’il releva la tête et s’arrêta quelques minutes malgré la pluie qui continuait de s’abattre sur sa tête. C’est dans ce café qu’il l’avait revue, un café dans lequel il passait souvent depuis qu’il était revenu à Santa Rosa, tous les matins, du moins avant d’y rencontrer Rose. Depuis il devait avouer qu’il préférait prendre ses cafés à la machine à café du lycée, juste parce qu’il n’avait pas le courage d’aller à nouveau croiser son regard et continuer de faire celui qui lui en voulait à mort alors qu’il rêvait de la serrer dans ses bras et de repartir là où ils s’étaient arrêtés bien des années auparavant. Il ne se conduisait pas comme l’homme qu’il était en l’évitant, il était d’habitude sincère avec les gens et pourtant avec Rose il avait joué la carte de l’hypocrisie uniquement parce qu’il avait la sensation que ce serait trop simple si jamais il la laissait revenir dans sa vie comme ça après avoir passé des années à tenter de l’oublier. Trop simple pour elle comme pour lui d’ailleurs, mais il y avait au fond de lui, une petite partie d’homme égoïste qui voulait simplement lutter pour que Rose sache qu’elle lui avait fait du mal. C’était idiot, pas une seule fois dans sa vie il n’avait cherché à se venger de tout ce qu’il s’était mangé dans les dents. Il avait souffert durant toute sa scolarité parce qu’il était trop intelligent et pas assez sportif, tout le contraire de bien des lycéens, il leur avait servi de bouc émissaire et il avait accepté la situation en fermant sa gueule, sans jamais essayer de se venger. À l’université c’était devenu plus simple, en même temps, il n’y avait que des gens sortant de la norme comme lui pour aller s’enfoncer dans un long cursus dans lequel on fait des mathématiques à très haut niveau, ne nous voilons ma la face, un tel choix d’étude relève de la folie. C’est aussi à l’université qu’il avait rencontré Rose et entre eux tout était parfait, il l’aimait plus que tout au monde et évidemment, son départ avait été pour lui pire qu’une trahison. Est-ce que ça méritait plus la vengeance que tout ce qu’on lui avait fait subir au lycée ? Sans doute pas. Est-ce que c’était plus simple de se venger d’elle que du quaterback mesurant presque deux mètres et pensant plus de quatre-vingt-dix kilos ? Sans doute oui. Est-ce qu’elle le méritait ? Oui, même si en creusant un peu la question, Clyde avait bien du mal à l’admettre.

Il laissa échapper un soupire tout en détournant le regard du café, il n’y avait qu’un boulet pour rester planter trois plombes devant un café fermé alors qu’il pleuvait des cordes et que la nuit tombait doucement sur la ville, aidée par un ciel grisâtre depuis des heures déjà. Baissant à nouveau la tête il recommença sa marche, les mains dans les poches de sa veste déjà trempée. Fixant le sol alors qu’il marchait il aperçu sur le sol une pauvre enveloppe sur laquelle figurait le nom de Rose McKellen, devenu presque illisible tant la pluie avait fait couler l’encre. Il s’était arrêté à nouveau, de toute façon, maintenant qu’il était trempé jusqu’aux os, il n’était plus à ça prés, la seule chose qu’il risquait c’était de tomber malade, mais en cet instant il avait une confiance aveugle en son système immunitaire. Il soupira encore une fois avant de se baisser pour ramasser l’enveloppe. Pris d’une grande curiosité ou d’une volonté de savoir s’il allait devoir retrouver Rose pour lui donner cette enveloppe il regarda ce qu’il y avait à l’intérieur, espérant qu’elle soit vide car si c’était le cas, il pourrait la jeter sans essayer de retrouver la jeune femme pour lui redonner cette enveloppe. Évidemment, puisqu’il avait vraiment la poisse, il pu s’apercevoir que l’enveloppe contenait un chèque. Même s’il avait était un salaud fini, il ne pourrait rien en faire de ce chèque puisqu’il était au nom de Rose et de toute façon, l’idée de le mettre sur son compte en banque n’était même pas passée par l’esprit du jeune homme, il avait plus rapidement divisé le montant par le nombre d’heure de travail minimum dans une journée pour en déduire combien en moyenne Rose pouvait être payée pour une heure de boulot qu’il aurait pu imaginer un plan machiavélique pour lui voler son pauvre chèque. Encore un soupire et il glissa l’enveloppe dans son sac en bandoulière, dans une pochette entre deux cours. Il ne savait pas où elle habitait, c’était sans doute impossible de la retrouver ce soir, alors il passerait au café le lendemain matin pour la lui remettre en mains propres, parce que si lui n’était pas du genre à élaborer des plans débiles pour voler de l’argent à quelqu’un, d’autres le ferait avec aisance et sans scrupules. Il reprit alors sa marche, pensant déjà au lendemain, rien que de savoir qu’il allait devoir l’affronter à nouveau, ça le faisait stresser, en même temps il en fallait peu pour le faire paniquer ce pauvre homme et bizarrement les femmes y arrivaient plutôt facilement. Il avouait facilement se sentir plus à l’aise avec un problème de mathématiques qu’avec les femmes. Pauvre homme. Finalement, alors qu’il faisait sombre, que la plus commençait à tomber, il aperçu une jeune femme face à lui, elle était elle aussi trempée jusqu’aux os et il n’aurait eu aucune difficulté à la reconnaitre entre mille autres femmes. « Rose ? » La question était presque débile puisqu’il était déjà persuadé que c’était elle. « Tu tombes bien, je crois que j’ai quelque chose qui t’appartiens … » Elle tombait bien, il n’était pas sûr que ce soit totalement vrai, après tout la voir le lendemain, ça lui aurait permis de se préparer moralement là, il devait improviser ce qui compliquait les choses, décidément, le sort avait décidé de s’acharner contre lui aujourd’hui !
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MessageSujet: Re: CLYDE&ROSE ❀my jolly sailor bold - Lun 27 Juin - 21:43


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Une Rose sans son salaire c'était comme... un hiver sans neige, une piscine sans personne pour se baigner... un milk shake sans paille ! C'était tout simplement impossible, impensable, trop horrible pour être la réalité, bien que le karma se soit mis en tête de lui pourrir la vie des pires manières possibles ! Sérieux quoi, qui était assez cruchonne dans la vie pour paumer la seule chose qui représentait sa vie à cet instant précis ?! Ouais, bon y'avait d'autres trucs également... mais les autres trucs se limitaient à un type qui ne parle pas des masses... et à un type qui la détestait tout bonnement et préférait fuir plutôt que de lui parler. Ce qui n'était pas une mauvaise chose en soit, ça lui évitait d'être confrontée trop longtemps au regard mine de rien plein de reproches du jeune homme. Oui, sans aucun doute elle était la seule et unique responsable pour leur situation, oui elle avait merdé. Oui, elle avait eu la mauvaise idée d'avoir des rêves et d'avoir cru pouvoir les suivre, mais fallait-il vraiment la blâmer pour ça ? Enfin, si seulement elle s'était donnée la peine de lui expliquer, de lui parler, peut-être qu'il aurait compris au lieu d'être plongé dans une incompréhension qui lui avait peut-être pourri la vie pendant un moment. Étrange, à aucun moment quand elle était montée dans ce bus qui quittait l'état, elle n'avait pensé qu'il aurait pu croire qu'elle s'était faite kidnapper par un fou, ou que pire encore, elle avait pu se faire assassiner par un type encore plus fou ! C'est ce qui aurait pu lui arriver, pendant toutes ces années de solitude, ou même à New York qui était, mine de rien, la ville la plus criminelle du monde ! Elle était bien contente de ne pas avoir été victime d'un fou pareil, tiens, comme quoi, le destin ne s'acharnait tant pas que ça sur elle, elle n'avait pas le droit de râler, tiens ! Sauf que ce soir, si. Que Dieu décrète qu'elle en ait le droit ou non, elle allait râler et encore, elle ne savait pas ce que le destin lui réservait pour la suite, pauvre enfant. Alors oui, elle était là, sous la pluie à galérer de tous les côtés à la recherche d'une enveloppe pourrie qui contenait un chèque pourri ! Sérieux ?! Ils ne connaissaient pas encore les virements dans ce bled ?! Elle retint cette phrase, se contentant d'aligner des mots tels que putain ou encore quelle pluie à la con. Il y eut même un Seigneur laissez-moi mourir qui vint franchir ses lèvres, sous le coup du découragement, alors qu'elle imaginait d'avance le regard que Desmond lui balancerait quand elle rentrerait trempée avec la super nouvelle qu'était un "bah tu le payeras tout seul, notre séjour dans ce motel que je prolonge comme une gamine incapable de faire des choix". Mais PUTAIN quoi ! Pourquoi est-ce qu'il fallait qu'elle soit aussi cruche ?! Honnêtement, à cet instant précis, elle se détestait au maximum possible de la haine qu'une personne pouvait avoir envers elle-même. Crispant la mâchoire pour lutter au possible contre le découragement, elle passa une main dans ses cheveux trempés, sans grande surprise. Et voilà que maintenant c'était ses yeux qui devenaient humides ! Sa gorge se serrait lentement mais sûrement, tandis qu'elle baissait les yeux vers le sol, sentant le poids de toute la fatalité qui s'écroula sur elle. Que faire ? Comment lutter quand on avait juste l'impression d'être justement punie par une instance supérieure ?! Après tout, elle le méritait sans doute ! Elle méritait d'être une vulgaire stripteaseuse qui se fait désaper par des pervers, elle méritait d'avoir raté ses études, elle méritait de ne rien avoir d'extraordinaire dans sa vie, tout simplement parce qu'elle avait pourri la vie de beaucoup trop de gens... et qu'il fallait bien que la roue tourne.

Alors qu'elle se laissait abattre pour la première fois depuis un moment, une voix vint percer le rideau de pluie qui tombait à verse sur elle. Une voix qu'elle reconnut sans la moindre difficulté, tant les mots que cette personne avait pu prononcer à son égard quelques temps plus tôt, résonnaient encore dans sa tête. Sans réellement y croire, elle resta un instant figée sur place, pour finalement tourner un regard décontenancé vers la silhouette de Clyde, celle qu'elle distinguait tant bien que mal à travers les gouttes d'eau. Il était là... bel et bien là. Toute une foule de sentiments se bouscula au fond de ses tripes, un soulagement, puis la culpabilité alors qu'elle ne savait même pas quoi dire. Se mordant douloureusement la lèvre pour retenir toute parole, elle détourna un instant les yeux. Comment elle devait prendre cette apparition ? Elle ferait mieux de fuir en courant, en lui hurlant de ne pas venir parce que c'était sérieusement pas son jour et que ça allait lui nuire à lui, parce qu'elle était trop nulle encore une fois pour pouvoir contenir sa malchance juste sur sa pauvre personne. C'était pathétique comme spectacle et alors qu'elle levait les yeux vers lui, elle remarqua rapidement qu'il avait l'air tout aussi pathétique qu'elle. Il n'avait pas encore pris l'habitude d'emmener un parapluie quand il sortait et que des gros nuages gris planaient dans le ciel... elle non plus d'ailleurs, tiens. Tu tombes bien ? Il avait vraiment dit ça ? Sur le moment, elle ne trouva rien à répondre, avant de s'approcher alors qu'il venait de finir sa phrase. Inconsciemment, à mesure qu'elle réduisit l'espace entre eux deux, elle enfonça ses mains dans ses poches, crispée à l'idée d'être à nouveau confrontée à cette douloureuse rancœur qu'elle lisait constamment dans ses yeux, un éclair de douleur qui ne disparaîtrait jamais, à moins qu'il soit capable de trouver le bonheur qu'il méritait... mais certainement pas avec elle. Elle n'en était pas à la hauteur. Soupirant avec difficulté comme pour reprendre son souffle, elle baissa les yeux vers sa main qui allait chercher une enveloppe dans son sac, entre des dossiers dont elle ne voulait pas connaître le contenu. Ouais, elle allait encore se sentir bien débile si elle voyait quoique ce soit de ce qu'il y avait là-dedans, elle ne connaissait que trop bien Clyde pour ça. Mal à l'aise encore et toujours, elle n'osa pas esquisser le moindre mouvement vers son salaire, d'abord incrédule à la vue de celui-ci... peut-être qu'il était son petit éclair de chance dans une soirée merdique. Mais elle osait à peine y croire. Ce n'était pas à lui de remplir ce rôle, elle n'avait pas le droit d'attendre ça de lui. Incapable d'esquisser un mouvement de plus pour se rapprocher de Clyde, que ce soit même pour reprendre son précieux salaire, elle garda ses mains enfoncées dans ses poches, légèrement chancelante sur ses jambes. A mi chemin entre la fuite et l'envie de lui sauter au cou rien que parce qu'il avait trouvé ce bien précieux... ou rien que parce qu'elle en avait envie, parce qu'il lui avait manqué plus qu'elle ne l'aurait imaginé à cette époque là, où mine de rien, tout son monde à elle ne se limitait qu'à lui. « Tu l'as trouvée... j'pensais… l'avoir perdue. Genre, 'perdue ma vie est fichue'... C'est la honte... » Et voilà que sans s'en rendre compte, elle devait détourner le regard vers l'enveloppe, tout simplement parce qu'elle se sentait rougir. « J'veux dire… alors que t'as toutes les raisons du monde de me détester... que tu veux sans doute même pas me voir y faut... que ce soit toi qui trouve mon enveloppe. » Elle parlait trop et heureusement, elle s'en rendit assez vite compte pour ne pas sortir "au moins t'as pas trouvé mon pourboire de stripteaseuse". « Merci. Encore. » Oui, elle ne l'avait pas déjà remercié, mais c'était pour d'autres choses qu'elle le remerciait, pour des choses qu'elle n'avait pas réalisé si importantes que ça à cette époque... qu'elle ne comprenait que trop bien aujourd'hui, alors qu'elle relevait les yeux vers son regard à lui, toujours fixe, toujours sans avoir pris son enveloppe comme si à présent, la pluie qui tombait sur celle-ci, n'avait plus aucune importance.
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MessageSujet: Re: CLYDE&ROSE ❀my jolly sailor bold - Jeu 30 Juin - 22:30




« my jolly sailor bold »
Rose S. McKellen & Clyde J. Bowen

Il y avait des jours comme celui là où Clyde se disait qu’il aurait mieux fait de rester coucher, de passer la journée au fond de son lit. Glander toute une journée et éviter de se prendre la pluie sur la tête, éviter de croiser la seule personne de Santa Rosa qu’il aurait aimé fuir. De toute évidence, si un jour il décidait d’agir ainsi, le monde ne s’arrêterait pas de tourner, le monde n’avait pas besoin de Clyde Bowen, misérable professeur de mathématiques dans une petite ville du nouveau Mexique, pour tourner. Malgré tout, il ne se permettrait jamais d’agir ainsi simplement parce qu’il avait l’impression constante qu’il était de sa responsabilité d’aller bosser qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, qu’il grêle ou qu’il se passe quelque soit d’autre. Mais aussi, parce qu’il avait tendance à penser qu’on ne pouvait pas savoir à l’avance si la journée serait bonne ou pas, en effet ce matin en se levant il n’avait pas prévu de se prendre la pluie sur la tronche, ni même de retrouver le salaire de Rose et encore moins de la croiser en rentant chez lui. C’était tout un jeu de circonstances et de hasards qui l’avait mené dans une situation pareille, lui qui détestait le hasard, c’était bien sa veine. Il n’aimait pas le hasard parce qu’il n’était pas mathématique, le but du hasard c’était justement que rien, même pas les calculs ne pouvait le prédire et ça avait quelque chose de frustrant, on pouvait toujours calculé des probabilités, mais de toute évidence ce matin il n’avait pas cherché à calculé la probabilité qu’il avait de rencontré Rose dans la rue, de toute façon, même s’il l’avait voulu, il n’aurait pas pu faire le calcul parce qu’il y avait ce fichu hasard, qui venait modifier les issues possibles du calcul. Bref, on ne pouvait pas prévoir à l’avance comment ce passerait une journée et la seule façon de dire si elle a été bonne ou mauvaise c’était de la vivre jusqu’au bout. Pour le moment, Clyde la considérait comme mauvaise, très mauvaise, déjà à cause de la pluie qu’il se prenait dans la tronche, certes, il l’avait vue venir mais bon, elle faisait quand même sacrément chier et en plus maintenant il avait ramassé le salaire de Rose, il fallait qu’il le lui rende et alors qu’il avait prévu d’affronté son regard plus tard, quand il serait moralement près, de préférence pas trop tard non plus, il se retrouvé nez à nez avec elle. La journée avait encore la possibilité de bien se finir, mais il faudrait quand même un truc vraiment génial pour rééquilibrer la balance là. Ce qui était assez ironique, cependant, c’est que pendant de nombreuses années il aurait donné tout ce qu’il possédait pour revoir Rose, il avait espéré tellement de fois la recroiser, lui parler et encore mieux pouvoir la serrer dans ses bras voir même plus encore comme au bon vieux temps, et maintenant qu’il se retrouvait en face d’elle, il avait juste envie de se barrer en courant comme le dernier des abrutis. C’était idiot mais il avait du mal à lui en vouloir ouvertement, déjà il lui avait balancer tous plein de reproches la première fois qu’il l’avait revue et ça n’avait pas été aussi simple que ça, alors maintenant qu’il devait l’affronter à nouveau, ça allait être encore plus dur, c’est pour ça que d’après lui, se barrer en courant réglerait facilement le problème. Cela dit, il aurait l’air d’un gros débile. Il n’était sans doute qu’un gros débile, même pas capable d’en vouloir vraiment à la femme qui avait fait de sa vie un enfer, peut-être qu’il exagérait un peu en considérant qu’elle avait fait de sa vie un enfer mais bon, elle l’avait quand même sacrément bien fait souffrir. Il n’était pas du tout le genre d’homme qui se remet en selle facilement après une rupture, au contraire, il était le gars paumé qu’on imaginait toujours puceau à presque trente ans. Elle était sa première petite amie, la première femme qu’il avait aimée et elle était partie du jour au lendemain sans même le lui dire, alors forcément quand on est un gars paumé ayant l’air d’un puceau un truc comme ça, ça marque à vie. Il avait passé tellement de jours à se demander pourquoi est-ce qu’elle avait fait ça, il avait imaginé tout un tas de scénarios qui la pousserait à faire sa valise et a partir loin de lui. Un autre homme qui aurait plus de muscles et moins de neurones - parce qu’il faut croire que le rapport neurones/muscles  et constant chez les hommes alors qu’un type qui a plus de muscles que la moyenne a moins de neurones et inversement, la biologie masculine, tout un truc - qui aurait été plus sexy que lui, après tout, les femmes préfères les types sexy aux types intelligents. Bref, il avait aussi imaginé tout un tas de truc assez débiles pour justifier qu’elle ait agit ainsi, mais bizarrement à chaque fois il finissait par se dire « non, elle n’aurait pas fait ça » et il recommençait à chercher d’autres raisons. Il avait toujours cherché à lui pardonner ce qu’elle lui avait fait, il s’était torturer pour trouver une explication, puis plus tard pour l’oublier, ce qu’il n’avait jamais réussis à faire. Aujourd’hui qu’elle était devant lui, il voulait la détester mais il en était incapable alors il se contentait de faire comme si c’était cas alors qu’au fond ça lui faisait plus de mal qu’autre chose, mais il n’avait pas envie de lui rendre la tâche plus facile, après tout, elle n’avait pas essayé de la lui rendre plus facile à lui, alors c’était légitime non ? Peut-être pas. Il n’en savait rien. Il savait des tas de choses, même des choses pas forcément utile genre la racine cubique de 8000 (20), mais alors quand il s’agissait de sentiments, de relations entre deux êtres humains, là c’était trop compliqué pour lui, même quand il était concerné.

Elle était là, devant lui et elle fuyait son regard autant qu’il fuyait le sien, il avaient certainement l’air de deux imbéciles sous cette plus glaciale à se tenir face à face sans se regarder. Il avait tiré l’enveloppe de son sac pour la lui tendre et après coup il se dit que c’était idiot de la sortir sous la pluie en attendant il n’allait pas lui dire « attend on va au sec et je te filerais ton salaire que j’ai trouvé par terre » Ce serait idiot. Il devait sans doute trop réfléchir pour pas grand-chose comme à son habitude, il fallait qu’il réfléchisse même quand c’était inutile ça avait tendance à faire de lui le plus débile des mecs intelligents, ce qui est une belle oxymore mais bon, il se sentait quand même débile tout en admettant être doté d’une certaine intelligence parfois handicapante. « Y a pas de quoi je suppose que ça doit faire très peur d’avoir l’impression de perdre son salaire … Et puis, le hasard fait parfois des choses bizarres, il fallait que je sois le seul type qui passe dans la rue à ce moment là, en même temps y en a pas cinquante qui se seraient attardés avec une pluie pareille, et au fond, fallait mieux que se soit moi qu’un autre type parce que moi de toute évidence, j’allais pas le garder, je vois pas ce que j’en aurais fais même si j‘ai … peut-être … toute les raisons du monde de te détester, je pourrais pas me permettre pour autant de ne pas te rendre ton salaire si je le trouve, moi il me servirait pas à grand-chose, déjà le chèque est pas à mon nom mais en plus même en tant que simple prof dans un lycée je gagne plus et à part mon loyer et la nourriture je dépense pas d’argent alors un chèque de plus sur mon compte ça servirait pas à grand-chose je crois, à part augmenter la somme totale bien sûr, mais j’en ai pas besoin alors vaut mieux que je te le rende, c’est à toi après tout … Et … je pense que tu devrais récupérer l’enveloppe avant que l’encre du chèque ait complètement coulée et soit illisible … Je pense que ça pourrait être une bonne idée … » Parler, parler, parler et encore parler pour ne rien dire, telle était la spécialité de Clyde. Il aurait pu se contenter de « De rien, vas y prend maintenant » et se barrer directement après, mais non il fallait qu’il parle, qu’il s’attache a des choses inutiles sans doute parce que c’était dans sa nature, mais aussi sûrement parce que ça lui permettait d’être plus longtemps en face d’elle-même s’il ne la regardait pas. Clyde était définitivement un nul, incapable d’en vouloir vraiment à Rose et incapable de la fuir comme il aurait fuit la peste, il avait même sans doute faillis rajouter un « mais ce n’est pas le cas » après son « si j‘ai … peut-être … toute les raisons du monde de te détester », dur, dur d’essayer d’en vouloir à quelqu’un quand on l’aime toujours après des années de séparation inexpliquées.
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MessageSujet: Re: CLYDE&ROSE ❀my jolly sailor bold - Sam 2 Juil - 1:22


❀ my jolly sailor bold - clyde&rose
my heart is pierced by cupid. i disdain all glittering gold there is nothing can console me but my jolly sailor bold. come all ye pretty fair maids whoever ye may be, who love a jolly sailor bold. that plows the raging sea. my heart is pierced by cupid, i disdain all glittering gold, there is nothing can console me but my jolly sailor bold. Ϟ my jolly sailor bold.

L’Enfer. Cette situation, c’était tout simplement l’Enfer amenée sur terre, ou quelque chose s’en approchant de très, très près ! Quelque part, au fin fond de son cerveau, dans la partie qui n’était pas en alerte rouge parce qu’ELLE était dans la merde, sans doute qu’elle savait que lui aussi, il aurait préféré ne pas la rencontrer. C’était compréhensible et pas compliqué à deviner, alors qu’il l’avait proprement envoyée balader quand elle lui avait proposer de se revoir pour essayer de retrouver un semblant de lien avec lui. C’était trop tard, peut-être qu’elle aurait du revenir plus tôt, quelques années auparavant, quand tout s’était effondré dans sa vie. Mais c’était justement parce que tout s’était effondré dans sa vie qu’elle n’était pas revenue. Elle n’avait pas eu envie d’assumer ses échecs, de montrer à tout le monde qu’elle était de retour au bercail parce qu’elle ne savait pas faire mieux… alors elle avait fuit, partout autour du pays, et elle avait aligné bien pire que la honte de devoir se rendre compte qu’elle s’était joliment plantée dans la vie. A une époque elle avait été un genre de barmaid, une autre fois une shampouineuse dans un salon de coiffure, encore une fois une caissière dans une épicerie, puis une stripteaseuse et d’autres métiers tous plus dégradants les uns que les autres, qui n’aidaient pas beaucoup son ego à se sentir un tant soit peu valorisé par quoique ce soit qui pouvait bien lui arriver dans la vie. Ce soir encore, alors qu’elle avait souvent révisé une longue tirade pour expliquer ses choix, ses actes à Clyde, elle ne trouvait rien à dire, elle restait muette, incapable d’aligner deux mots vraisemblables l’un avec l’autre… trop gênée pour ça et encore une fois son ego qui s’était cru prêt à avancer, en reprenait un coup. Trop de souvenirs, il y avait tout simplement trop de souvenirs qui lui revenaient à chaque fois qu’elle le regardait… elle lisait tout simplement trop de douleurs, trop de rancoeurs dans le regard de Clyde pour pouvoir avancer, du moins, avancer en faisant semblant d’être bien. Il lui arrivait parfois d’être distraite par son image qui revenait dans sa mémoire, alors qu’elle était occupée à essuyer les tasses à café… il lui arrivait même de lever les yeux vers l’extérieur alors que les clients passaient leur commande, quitte même à leur demander de répéter. Il la distrayait bien trop souvent pour qu’elle puisse prétendre être un tant soit peu forte face à lui, face à ce qu’ils avaient été et ce qui continuait de les hanter tous les deux. Heureusement pour elle, il ne savait pas tout ça… ça ne ferait que rendre les choses plus compliquées encore, hein ? Il y aurait un silence gêné pendant lequel ils se regarderaient tous les deux dans le blanc des yeux, sans trouver les mots… et ils finiraient par mourir d’une pneumonie à cause de la pluie qui continuait de se déverser abondamment sur eux, sans se poser plus de questions que ça. Ouais, c’étaient juste des gouttes d’eau qui tombaient des nuages, il ne fallait pas leur en demander trop. Elle avait tellement de choses à lui dire, tellement à expliquer sans vraiment en avoir envie, tellement à se faire pardonner… mais elle ne trouvait pas par où commencer. Ca remontait à trop longtemps pour qu’il y ait une quelconque chance qu’elle trouve une façon d’aligner tous ses tords pour lui en faire part, ainsi que de ses regrets, de ses remords, de ses doutes… tout ce qui l’avait perturbée pendant des années alors que lui, avec sa science parfaite et précise, il n’avait été que trop loin. A cause d’elle bien évidemment, mais la douleur restait la même il faut croire. Alors qu’il parlait, elle le regarda d’abord dans les yeux, avant de baisser les yeux comme pour ne plus le regarder et résister à une oppressante envie de… rire. Tout simplement rire, comme le plus simplement du monde. Et il continuait de parler, sans même la regarder, si bien qu’il ne se rendait pas compte de l’expression qui était en train de se dessiner sur les lèvres de la jeune femme, ainsi que sur tout son visage… Tous ces laïus lui avaient manqué, bien qu’elle en ait eu droit à un, la première fois qu’elle l’avait revu… mais c’était un laïus trop douloureux, plus douloureux encore que celui qu’il faisait là et qui consistait à lui prouver d’une quelconque manière ou d’une autre qu’en tant que serveuse, elle ne gagnait pas grand-chose pour beaucoup de boulot ! Oh oui, elle le savait bien et difficile à croire ou non, il lui arrivait de gagner encore moins dans certains boulots qu’elle avait pu faire sur la route. Remarquant qu’il avait fini de parler, Rose tenta de se reprendre, se mordant douloureusement la lèvre pour empêcher un éclat de rire de venir détendre l’atmosphère de manière indécente.

Pourtant, elle ne put le retenir bien longtemps, se passant brusquement une main sur la bouche pour le faire taire. « Désolée. C’est juste que… c’était… une longue explication. » Toussotant légèrement, elle se reprit, les lèvres à nouveau crispées alors qu’elle avait à nouveau osé relever les yeux vers lui, un peu de sérieux voyons ! Sans rien ajouter, elle attrapa le chèque, le gardant un instant en main avant d’enfoncer celle-ci dans sa poche. « Merci. » Comme une camée qui avait besoin de sa coke, elle avait définitivement besoin de son salaire, rien que pour être un tant soit peu décente devant ce qui lui servait plus ou moins de colocataire. Haussant les épaules un instant, elle finit par réussir à articuler, prenant soin de bien choisir ses mots. « Ouais bah… comme ça semble pas être le meilleur moment pour ça… et comme faudrait qu’on évite de mourir sous cette pluie… on ferait mieux… d’y aller. » Qui sait si elle serait encore là demain, qui sait si elle le reverrait… mais c’était trop dur, ce silence… cette gêne, cette distance entre eux alors qu’elle se serait bien blottie dans ses bras à cet instant précis. Accorda un nouveau coup d’œil rapide à Clyde, elle s’engagea dans la direction du motel, décidée à rentrer… Ou pas. Qu’est ce qu’elle faisait bordel de merde ?! Elle n’avait pas le droit d’être aussi lâche une nouvelle fois, que ce soit pour lui ou pour elle ! Elle ne pouvait pas se permettre de fuir une nouvelle fois. Affronter, quitte à ce que ça fasse mal… elle y était habituée, il ne manquait plus qu’à Clyde de porter le coup de grâce pour qu’elle s’effondre donc autant qu’il le fasse vite ! Faisant volte face sans vraiment en avoir conscience, elle parla assez fort pour qu’il l’entende, se contentant de fixer son dos pour le moment. « Enfin… quoique, on peut pas être plus mouillés qu’on l’est déjà et… j’ai aussi développé un certain don pour les monologues, même si ça met du temps à arriver et que j’laisse un peu trop les gens en faire de leur côté avant de m’exprimer. Alors… je parle et… voilà. » Elle ne savait pas s’il allait rester mais au moins, il s’était tourné vers elle, si bien qu’elle se sentait à nouveau défaillir, obligée de détourner le regard. « Ca m’a manqué… tous ces speech que t’es capable de faire… y’a que toi pour faire ça. Comme y’a que toi qui sois capable de faire des maths chinois, ou qui soit capable de parler de science sur un truc totalement banal comme les milk shakes. Et tout ça, ça m’a manqué… chaque minute de chaque jour de toutes ces années, que tu le croies ou non. Tout est de ma faute, j’le sais… et j’ai pas le droit de te demander quoique ce soit, pas de pardon, pas qu’on redevienne comme avant, même pas qu’on soit juste des amis… Je l’sais. Mais j’vais quand même te demander… de m’écouter bien que ça me semble déjà être des minutes interminables que j’parle. Bref… » Une petite pause pour reprendre son souffle et dénouer sa gorge. « Je suis désolée. Pour tout ce que j’t’ai fait, tout ce qu’on a vécu si tu le regrettes parce que ça t’a amené qu’un pseudo bonheur qui ne pourra jamais contrebalancé le mal que j’t’ai fait. Je le regrette pas… et j’avoue que quand j’t’ai vue la dernière fois, j’me suis juste accrochée à ces souvenirs de nous pour avoir encore la folie de croire que j’t’avais pas… perdu ; encore. T’as toujours été différent des autres garçons pour moi, de tous les garçons que j’ai… côtoyés. L’intello et pas trop sexy, ou pas musclé en tout cas parce que… moi ça m’allait très bien comme ça. J’me perds là. J’suis partie, peut-être que j’aurais pas du, j’en avais pas envie tout autant que j’en avais… mais j’suis partie en laissant… les trois quart de moi avec toi. Au sens… figuré, peut-être trop abstrait pour que ça ait un quelconque intérêt pour toi alors que tu te retrouvais tout seul. J’te comprends, si les rôles étaient inversés, j’aurais pas non plus envie de me voir… ou de te voir, qu’importe. Mais… » Elle réprima un sanglot, heureusement qu’il pleuvait tiens, pour cette fois. L’air de rien, en vacillant d’un pied à l’autre, elle s’était avancée vers lui, pour arriver presque à sa hauteur, jusqu’à ce qu’elle ait la force de le regarder dans les yeux. « Mais cette situation c’est pire que tout… et j’peux pas. Je peux pas trouver une quelconque raison de ne pas m’enfuir en courant alors que j’ai l’impression qu’il n’y a plus rien entre nous, qu’on est même pas capables de se parler. On n’était pas comme ça avant, on a jamais été comme ça et c’est trop dur pour moi d’être comme ça avec toi. Encore mieux vaut que j’reparte comme si de rien n’était. Tu pourras… toujours revenir boire ton café comme d’habitude, au lieu de t’en priver à cause de moi. J’ai jamais eu le courage d’affronter les choses, c’est bien ce qui m’a fait partir, alors j’t’en supplie, laisse-moi affronter ta haine, tes rancoeurs, tes douleurs mais pas… pas ce silence, cette distance entre nous. C’est… juste trop dur et je peux pas, c’est bête parce que j’ai pas envie de repartir, tout ici m’a tellement manquée, j’me suis tellement perdue en voyageant, j’ai changé, t’as changé et pourtant tu m’as toujours manqué sans que ça change en quoique ce soit. » Elle parlait trop là, et à peine les mots sortis de sa bouche, elle s’en rendit compte… que dire ? Comme pour couronner son long laïus, elle termina. « Et je déteste la pluie. » Ca c’était depuis toujours, donc il ne pouvait que relever l’effort qu’elle faisait pour lui là !
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MessageSujet: Re: CLYDE&ROSE ❀my jolly sailor bold - Mer 6 Juil - 22:09




« my jolly sailor bold »
Rose S. McKellen & Clyde J. Bowen

De longues années s’étaient écoulées depuis la dernière fois qu’il avait vu la belle Rose et pourtant bizarrement il n’avait pas l’impression d’avoir changé. Il était toujours le même gars, un peu perdu au milieu de la foule, celui qui n’entre pas dans le moule parce qu’il n’est que l’intello de service. Le gars qui est capable de parler pendant plusieurs minutes de sujets sur lesquels la plupart des gens n’ont rien à dire, ou simplement le gars qui s’encombre de paroles inutiles, de détails non important, de précisions dénuées d’importance, juste pour meubler une conversation ou du moins, dans l’espoir de la faire durer. Dans le cas actuel, dans l’espoir de pouvoir ressentir la présence de Rose face à lui encore quelques minutes. C’était absurde. Il l’avait envoyée baladée quelques temps auparavant et maintenant il voulait profiter du temps qu’ils pouvaient partager ensemble tout en continuant de jouer à celui qui ne la pardonnera jamais. Il n’avait vraiment pas changé, toujours aussi incapable de gérer ses relations correctement, toujours aussi incapable d’agir avec impulsion, il était obligé de réfléchir avant de faire quoi que se soit et c’était vraiment idiot. Il réfléchissait pour s’adapter a une situation qu’il n’avait pas prévue, il réfléchissait sans raisons parfois, juste parce qu’il ne pouvait pas s’en empêcher. Quel idiot. Là encore, il réfléchissait à ce qu’il pouvait dire ou faire et au fond, cette façon de toujours réfléchir finissait par lui pourrir la vie. N’importe quel type censé dans cette situation aurait pris la jeune femme dans ses bras, l’aurait embrasser, juste parce qu’elle lui aurait manqué depuis toutes ses années, personne n’aurait réfléchit à quoi faire pour au final rester planter comme un con devant elle, mais Clyde si, tout simplement parce que c’était Clyde, l’imbécile de service. Il pinça les lèvres comme un abruti face à la réplique de Rose. « Ouais désolé … Je parle trop … » Elle le savait pertinemment que se soit parce qu’il venait de lui faire un long discours inutile ou juste parce qu’elle avait été sa petite amie pendant quelques années, elle avait l’habitude de l’entendre parler encore et encore pour ne pas dire grand-chose d’intéressant ou de compréhensible. C’était dans sa nature depuis qu’il était tout petit et pourtant très vite il avait appris à se taire face aux autres parce que communiquer avec eux ne servirait à rien, juste à se faire taper dessus, ô pauvre souffre douleur qu’il avait si souvent été. La jeune femme face à lui fini par récupérer son chèque. Geste qui aurait du mettre fin à leur rencontre et à cette pression que ressentait Clyde en cet instant, un stress quasiment insoutenable bien plus intense qu’à chaque fois qu’il avait eu l’occasion de passer des examens. Une partie de lui voulait vraiment couper court à leur semblant de discussion alors que l’autre voulait rester là, planter sous la pluie à lui jeter quelques regards de temps en temps et a détourner les yeux dès qu’il croisait son regard au risque de tomber malade et de devoir prendre quelques jours de congés ce qu’il n’avait vraiment pas l’habitude de faire. Là encore une partie de lui se disait qu’il ne pouvait pas laisser tomber ses élèves pour quelques minutes face à une fille, a pourchasser l’ombre d’un vieux souvenir qu’il aurait du oublier depuis longtemps. L’autre lui disait que s’il était absent ses élèves n’en seraient que plus content et puis merde quoi, ils en ont rien a glander des mathématiques pourquoi devrait-il perdre la fille qu’il avait tant chercher ces dernières années pour une bande d’adolescent feignants qui ne se donnaient même pas la peine de comprendre des choses pourtant pas si difficiles ? Ils lui pourrissaient la vie, ils faisaient le bordel en cours, ils ne comprenaient rien, ils lui rappeler jour après jour qu’il avait perdu le boulot de ses rêves pour eux et ça en plus ils en ont rien à cirer, alors devait-il perdre aussi la femme de ses rêves pour leurs beaux yeux ? Sans doute pas non. Clyde ferma les yeux quelques secondes surpris lui-même de ses réflexions. Femme de ses rêves. Tu parles, elle s’était barrée comme une voleuse en emportant une bonne partie de ses rêves alors finalement ses élèves valaient peut-être mieux qu’elle. Il n’en savait rien et il avait beau réfléchir aucune réponse ne venait l’éclairer, si bien qu’au final il restait quand même comme un glandu sous la pluie. Il s’était d’ailleurs contenté d’acquiescer suite aux remarques de Rose, bien trop pris dans ses réflexions pour formuler une réponse complète. Alors au final, à force de réfléchir à ce qu’il devait faire Rose semblait avoir fait un choix à sa place en commençant à s’éloigner. Un léger soupire s’échappa des lèvres du jeune homme face à cette scène, mais au final, c’était peut-être mieux comme ça, il allait pouvoir rentrer, prendre une douche bien chaude et sans doute raconter ça à Billy puisqu’elle était chez lui depuis quelques jours et que même s’ils ne se connaissait pas plus que ça, il n’hésitait pas à lui raconter sa vie. Qu’il en soit ainsi, il commença à partir de son côté décidé à faire un détour juste pour ne pas avoir à suivre Rose, les mains enfouie dans les poches et la tête baissée pour éviter de se prendre la flotte dans les yeux. Finalement il n’avait fait que quelques pas quand il entendit la voix de Rose à travers le bruit de la pluie. Il s’arrêta pour écouter ce qu’elle avait à dire, se retournant vers elle. Elle voulait parler alors qu’avait-il de mieux à faire que de l’écouter ? Sa douche bien chaude qui l’attendait chez lui alors qu’il commençait à avoir sacrément froid ? Oui peut-être qu’il aurait aimé la laisser en plan pour cette fameuse douche, mais non. Il resta face à elle pour l’écouter. Il la laissa parler, sans rien dire, les mains toujours dans les poches de son pantalon, cette fois il l’a regardait, comme pris d’un élan de courage ou juste parce qu’on lui avait toujours appris que c’était plus poli de regarder quelqu’un qui nous parle, enfin bref. Il l’avait écoutée, il l’avait observer se rapprocher et il avait, une bonne vingtaine de fois voir même plus, entrouvert la bouche dans le but de lui couper la parole pour répliquer quelque chose, mais finalement, elle ne lui avait pas laisser le temps de dire quoi que se soit. Elle avait parlé longtemps et vite, si bien qu’il avait presque l’impression de s’être écouté parler lui-même, avec une voix de fille et sans blabla scientifique inutile. Finalement il attendit son tour pour parler puisqu’il n’avait pas tellement le choix. « Ouais je sais … T’as toujours détesté la pluie … Pourtant c’est important la pluie et peu de gens s’en rende compte … mais, on s’en fout je suppose. Je … Tu m’as manqué aussi Rose … Tous les jours, j’arrêtais pas de penser à toi. Tu étais là comme une idée fixe dont j’arrivais pas à me débarrasser, hantant mes pensées jours et nuits ça a fini par devenir insupportable parce que je gardais espoir que tu reviendrais, que tu m’appellerai au moins ou que tu m’écrirais au moins pour me dire pourquoi tu étais partie, si j’avais fait quelque chose de mal, si j’avais juste pas compté pour toi, je savais pas et je crois que c’était le pire. Tu sais comment je suis si je me pose une question j’ai besoin d’avoir la réponse, je réfléchis je calcule et en principe je trouve la réponse, mais là y avait rien à faire et j’aurais pu en devenir fou. J’aurais tellement aimé pouvoir te détester pour passer au-delà de tout ça, continuer ma vie en t’oubliant mais j’ai jamais pu. Et tu reviens du jour au lendemain comme ça, l’air de rien et là encore si je m’étais pas pointé dans ce café j’aurais rien su et puis là tu me sors tout ça et tu m’enfonces encore plus dans l’incompréhension. Si je t’ai manqué pourquoi tu as jamais pris cinq minutes pour me téléphoner ? Tu vois bien qu’il y a un truc qui cloche dans ta logique Rose ! T’as pas idée de ce que ça peut faire de rentrer chez soit un soir et de remarquer sa petite amie à décidé de déserter sans même laisser un mot ! J’ai eu l’impression de perdre tout ce qui faisait ma vie comme ça, du jour au lendemain alors que j’aurais parcouru le monde entier pour toi et je pensais que tu le savais mais pour une raison que j’ignore t’as décidé de te la jouer solitaire et t’es partie et moi j’ai passé ma vie a t’attendre comme un con parce que j’ai jamais eu l’impression que c’était terminé entre nous et toi tu étais je sais même pas où ! Mariée à un autre gars en plus ! Alors que moi pauvre crétin j’ai toujours été amoureux de toi et je le suis sans doute encore alors même si j’avais eu la possibilité de me mariée, et de toute évidence je l’ai pas eu parce que je suis l’intello, pas sexy et pas musclé, j’aurais même pas pu et maintenant je suis sous la pluie en train te crier dessus comme un bouffon ! » En effet depuis le début de son discours, il avait haussé le ton, façon crescendo, si bien que maintenant il criait sur la pauvre Rose, comme pour soudainement vider toute la colère qu’il avait pu accumulé en lui au fil des années. Finalement après quelques courtes secondes de silences il reprit la parole d’un ton plus calme. « Désolé … c’est pas dans mes habitudes de crier … pardon … » Il baissa les yeux presque à la manière qu’un gamin qui aurait fait une connerie. Ça c’était bien du Clyde, il avait beau avoir raison sur toute la ligne, il se sentait coupable et s’excusait, il avait toujours était comme ça et ce n’était pas maintenant que ça allait changer, il était sans doute trop tard pour changer bien des choses de toute façon comme ce qu’il ressentait pour Rose, il pouvait toujours essayer de la détester, il ne cesserait pas pour autant de l’aimer, comme il l’avait toujours aimée.
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MessageSujet: Re: CLYDE&ROSE ❀my jolly sailor bold - Dim 10 Juil - 12:59


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Quelle nulle… c’est l’insulte qui passait en boucle dans sa tête, hymne qui avait pris place dans son cerveau et qui n’arrêtait pas de tourner, tourner encore et toujours, sans cesse, sans fin. Elle était nulle, débile, stupide… Elle était partie et en plus de ça… elle restait là, assise sur le lit de sa chambre d’étudiante toute nouvellement intégrée, en train de fixer le petit téléphone offert en guise de lien avec la famille. Qu’est ce qui l’empêchait de décrocher ce téléphone, de taper le numéro qui lui tournait en tête pour pouvoir expliquer son geste ?! La peur, la trouille, la lâcheté… c’était tout elle ça, il faut croire. Elle soupira longuement, passant une main fébrile dans ses cheveux. Quelle idée débile elle avait eu, elle la regrettait déjà. Mais Santa Rosa n’était pas une ville pour elle… elle n’était pas une fille pour Clyde. Mieux valait qu’il ne cherche pas à la rejoindre, qu’il trace sa vie de son côté… même si ça faisait mal. Elle n’avait pas le droit de penser pour lui, de décider pour lui et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher de le faire, persuadée que c’était mieux pour lui, que c’était plus facile comme ça… qu’il ne sacrifierait pas quoique ce soit de sa vie pour elle, parce qu’au fond, elle savait pertinemment qu’il était prêt à tout pour elle… et il ne méritait pas ça, elle ne valait pas tous ces sacrifices.

Elle ne voulait pas revenir sur sa vie passée, elle ne voulait pas ressasser ce qu’elle avait perdu, ce qu’elle avait pu commettre comme erreurs, ce qu’elle aurait potentiellement pu avoir. Elle savait pertinemment qu’elle s’était plantée en beauté, qu’elle avait perdu des années de sa vie rien qu’à cause de sa connerie et que jamais ô grand jamais même un homme comme Clyde ne serait capable dans cette vie en tout cas, d’inventer la machine à remonter le temps qui lui permettra de réparer toutes ces erreurs. Oui, en revenant à Santa Rosa, elle avait encore une fois joué les lâches. Elle était à de nombreuses reprises passée devant ce qu’elle connaissait encore comme la maison où elle se retrouvait avec Clyde certains soirs… sans avoir le courage de faire quoique ce soit d’autre que passer devant, se persuadant la plupart du temps qu’un homme comme lui avait sans doute eu mieux à faire que stagner dans une ville aussi perdue. Elle était celle qui avait foutu en l’air toute leur situation, tout simplement parce qu’elle était celle qui avait le plus peur, celle qui y avait le moins cru… trop réaliste peut-être pour croire qu’elle pourrait contenter un garçon comme lui, alors qu’ils n’avaient pas grand-chose pour être sur la même longueur d’ondes. C’était trop dur à expliquer aujourd’hui il faut croire et sans doute que ça ne servirait à rien, qu’il ne voudrait pas écouter… qu’il s’en foutait totalement, elle l’avait bien cherché de toute manière hein ? En se retournant pour revenir sur cette énième décision de fuite, Rose ne savait pas exactement si oui ou non, elle avait le droit de parler dans une pareille situation, ou même si Clyde se prendrait la peine de l’écouter, quitte à se prendre de grosses rasades d’eau dans la tronche pour qu’elle puisse au moins essayer de rattraper quelques bribes de passé. Au moins quelque chose avec lui, un soupçon d’elle ne savait quoi… un lien qu’elle méritait encore moins aujourd’hui qu’auparavant sans doute. C’était stupide mais au moins, au fil de ses paroles, elle sentait peu à peu le poids de ses mots s’enlever de ses épaules, lentement mais sûrement, alors qu’elle ne disait que ce qu’elle avait eu envie de dire depuis des mois, des années même… Elle avait pensé ces paroles des dizaines voire même des centaines de fois dans sa vie, alors ouais, ça semblait un peu brouillon à côté de ce qu’elle avait prévu, mais c’était déjà ça… elle avait au moins eu le courage d’un tant soit peu affronter les choses, quitte à avoir le regard fuyant et l’air presque distant, comme si elle regrettait déjà ce qu’elle disait.

Une fois ses paroles terminées, elle resta un instant sur place, incapable de savoir quoi faire. Rester sur place comme la première des débiles qui attend la moindre réaction venant de son interlocuteur ? Partir, fuir, encore comme elle savait si bien le faire, comme elle lui avait déjà prouvé qu’elle était maîtresse en la matière, rentrer dans sa chambre de motel en claquant la porte pour faire comprendre à Desmond qu’ils devaient partir… et ne plus avoir le courage de le faire trente secondes après. Mine de rien, Santa Rosa c’était la maison qu’elle avait tant espéré revoir pendant toutes ces années de… solitude, de regrets… Alors pourquoi maintenant qu’elle y était, une bonne partie de son être rêvait de s’enfuir plus vite que la lumière ? La réponse se trouvait sans doute là, sous la pluie, en face d’elle, sans pour autant qu’elle n’ose le regarder. Il n’avait pas changé… comme dans les souvenirs qu’elle gardait de lui, d’eux… mais ça n’excusait rien pour autant. Mine de rien, la réponse de Clyde tarda à venir aux oreilles de Rose, comme si elle était trop fébrile, trop crispée pour se rendre compte que quelques secondes à peine venaient de passer et non pas d’interminables minutes comme ce qu’elle ressentait au fin fond de son cerveau, tandis que son corps lui, déjà bien annihilé par la froideur de la pluie, ne sentait plus grand-chose de ce qui était des litres d’eau déjà sur elle. A sa première phrase, elle sentit comme une vague de soulagement, un soulagement égoïste sans conteste, venir réchauffer son corps, tandis qu’elle relevait enfin les yeux vers lui, presque prête à affronter ce que lui, il entassait depuis tout ce temps… De la rancœur sans aucun doute et elle eut confirmation en entendant le son de sa voix croître sensiblement alors qu’il ressassait mine de rien. Trop de révélations, elle baissait déjà le regard, douloureusement poignardée par la culpabilité, alors qu’elle avait toujours eu l’impression de ne jamais être assez bien pour marquer un tant soit peu l’esprit de quelqu’un. Et oui, peut-être que pour lui quelque chose ne collait pas, tandis que pour elle… c’était totalement différent. Elle avait eu juste besoin de se donner un soupçon d’impression d’être capable de passer à autre chose, parce que dans son cerveau débile, il y avait des centaines de filles plus dignes de l’homme qu’il était qu’elle ne pourrait jamais l’être. Finalement elle avait juste été ce qu’elle n’avait jamais voulu être… la femme qui guidait sa vie, comme s’il n’était qu’un pantin. Elle qui pensait le libérer d’un poids sur sa vie, d’une fille qui n’était pas capable de comprendre à quoi pouvait se résumer des équations elle ne savait plus quoi… Que c’était stupide. Elle crispa douloureusement les mâchoires, amenant presque ses dents à crisser douloureusement, alors qu’elle restait paralysée, clouée à nouveau à la réalité par de nouvelles culpabilités. Il devait la détester, et même si ce n’était pas le cas, il devrait la détester… elle ne méritait que ça. A croire que c’était plus les mots que ses cris qui pesaient sur elle à cet instant précis… il aurait pu les dire tout simplement, les chuchoter, les susurrer, l’effet était toujours là. Et voilà que cet idiot s’excusait encore…

Elle signa négativement de la tête, les yeux toujours baissés alors qu’elle sentait ses larmes se confondre avec la pluie qui continuait de lui tomber dessus. Une chance pour elle cette fois-ci… elle détestait pleurer, elle détestait le montrer et ça, il n’en savait sans doute rien puisque ça venait de ses récentes résolutions. « Nan… t’as raison. C’est mieux comme ça… » Que dire de plus ? Sans doute relever les yeux, chose dont elle était parfaitement incapable à cet instant précis, alors que tout son corps était crispé. « J’suis désolée… » Et alors qu’elle relevait enfin les yeux vers lui, elle remarqua tout juste qu’il avait également baissé les yeux, baissé sa garde peut-être… et finalement, elle se retrouva à se rapprocher de lui, pour venir non pas se blottir contre lui, bien qu’elle ait froid, elle n’en aurait sans doute pas le droit, mais le serrer lui contre elle, à la manière d’une mère avec un gamin, le même gamin qu’il avait semblé imiter en baissant les yeux et en s’excusant comme s’il était fautif. « Pardon… Je…. » Elle ne savait pas, mais ça lui semblait trop facile une telle révélation à un tel moment. « Tu méritais tellement mieux, autre chose… Pas moi. Ca te serait passé… forcément à un moment… j’avais besoin de passer à autre chose aussi, de faire semblant en tout cas… même à distance, juste pour pouvoir sauver les apparences… » Elle s’écarta de lui, ses mains délicatement posées sur les épaules du jeune homme, dans cette proximité qui leur allait si bien à une époque, qui lui semblait déplacée aujourd’hui. « Ca n’a jamais marché, j’ai jamais pu tourner la page… j’me détestais pour ce que j’avais fait… Ce que j’m’étais fait parce que j’pensais que… que y’avait tellement plus que moi pour toi… que tu avais pu saisir ta chance, toi au moins. » Elle esquissa un faible sourire comme pour se donner contenance, pour faire genre que si c’était toujours des gouttes de pluie qui inondaient son visage et qu’il n’y avait zéro larme dans le lot. « J’avais pas le droit de décider pour nous… j’m’en rendais compte mais dès que j’me disais ça… j’pensais que même si c’était douloureux… c’était mieux… tu trouverais quelqu’un qui te comprendrait à cent pour cent, qui serait capable de partager plus de choses que j’en serais jamais capable… et puis j’ai tout perdu… du jour au lendemain et j’étais qu’une ratée… comme aujourd’hui et j’avais pas le droit de revenir vers toi parce qu’y’avait… plus de cent pour cent de chances que t’aies réussi à tourner la page et j’avais pas le droit de ramener ce passé vers toi… C’était tout de ma faute. » Elle baissa les yeux, après avoir laissé une main s’aventurer sur la joue de Clyde, comme pour découvrir à nouveau la caresse de sa peau, bien que celle-ci soit aussi trempée que la sienne à elle. Le temps de se reprendre et elle le regarda à nouveau, se reprenant… elle n’avait pas le droit. Elle s’écarta donc, ramenée à la réalité. « J’pensais pas… c’était stupide peut-être… mais c’est vrai, tout ce que j’ai dit… Je t’ai jamais oublié… malgré la distance, le temps ou même… ce mariage sur lequel tu fais une fixette… C’était que du vent comparé à ce qu’on a vécu… Mais je t’ai laissé partir, ou même j’ai fui tout ça… et j’peux pas revenir en arrière… J’peux juste dire que j’suis désolée… même si ça changera rien. » Déglutissant douloureusement, elle esquissa un sourire, faux certes, mais bien beau pour des circonstances pareilles. « Au revoir Clyde… » C’était mieux comme ça sans doute, terminer là-dessus… esquiver encore une fois, il semblait avoir tout dit, elle avait besoin de solitude pour se rendre à l’évidence, que tout était bel et bien perdu, enterré, oublié…
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MessageSujet: Re: CLYDE&ROSE ❀my jolly sailor bold - Mar 12 Juil - 0:07




« my jolly sailor bold »
Rose S. McKellen & Clyde J. Bowen

La pluie battante, les rues désertes, les révélations, tout ça ressemblait de très prés à une scène de film ou de série américaine. Le moment où le couple star se dispute, le moment où on ignore si les choses vont s’arranger entre eux et surtout, le moment où les spectateurs pleurent. Ils étaient arrivés à ce moment là de leur histoire et Clyde n’avait certainement pas regardé suffisamment de série et de films à l’eau de rose pour savoir comment agir. Il avait eu tord, il allait falloir qu’il se mette à passer plus de temps devant la télévision, quoi que, même s’il faisait l’effort de regarder ce genre de programmes il y avait de fortes chances pour qu’il s’endorme devant. Pour le moment, il irait bien dormir justement, bien au chaud dans ses couverture, plutôt que de rester sous cette pluie glaciale pour un règlement de compte avec Rose. Ce qu’il avait vécus toutes ses années où elle n’avait pas était là, tout ce temps où il n’avait pas que l’attendre, parce qu’il avait toujours était suffisamment con pour croire que ce n’était pas fini, qu’elle reviendrait et qu’il recommencerait là où ils s’étaient arrêtés. Et puis, il était parti pour Houston pour trouver un boulot qui lui prendrait tout son temps, qui le forcerait à faire des heures supplémentaires le plus souvent possible pour que son temps libre ne se résume qu’à son temps de sommeil, ainsi, il avait pu cesser d’être hanté pas Rose, et encore, il trouvait encore le moyen de penser à elle. Il avait souvent cru la voir dans la rue, il avait souvent marché vers une inconnue croyant que c’était elle et finalement, elle n’était jamais revenue. Un jour, il avait remit les pieds à Santa Rosa, il avait revu les paysages de la petite villes, les lieux qu’ils fréquentaient ensemble et son fantôme était revenu à ses côtés pour hanter ses pensées sans qu’il ne soit capable de s’en débarrasser. Il avait vécus une bonne partie de sa vie avec Rose dans un petit coin de son cerveau. Il n’y avait qu’elle dans sa vie, toutes les autres femmes qui s’étaient un jour adressée à lui, avait fui dès qu’il avait commencé à balancé une théorie scientifique inutile. Rose n’avait jamais fuit pour ça. Elle ne comprenait pas toujours ce qu’il racontait, ni pourquoi il parlait de ça, mais elle souriait. Tout était parfait entre deux, il était vraiment amoureux d’elle et il espérait que ce soit réciproque et même quand il avait l’impression de ne pas être à la hauteur, il finissait par se dire que ça n’avait pas vraiment d’importance, il était heureux et ça suffisait pour le moment. Il savait que le jour où Rose réaliserait qu’il n’était pas a la hauteur, elle s’en irait. Ce jour avait fini par arriver et il n’avait eu ni explications, ni adieux, juste un grand silence. Il était revenu à Santa Rosa et il avait perdu l’espoir qu’il avait eu autrefois, il ne pensait plus qu’elle reviendrait, il ne pensait plus qu’il recroiserait son regard un jour, mais il restait persuadé qu’elle resterait graver dans sa mémoire et dans ses pensées jusqu’à la fin de sa vie. Pourtant, contre toute attente, elle avait fait sa réapparition à Santa Rosa, il l’avait revue dans ce café, il avait essayé de lui faire comprendre qu’il la méprisait alors qu’il était incapable de mépriser qui que ce soit, alors la mépriser elle, c’était absurde. Pourtant il avait bien joué ce jeu et il s’était dit qu’il ne valait mieux pas qu’il la recroise si bien qu’il avait cessé de passer chaque matin dans ce café comme il le faisait avant. C’était idiot mais il n’y pouvait rien il y avait des situations comme celles-ci où il avait beau réfléchir pendant des heures, il ne trouvait pas de solutions intelligentes. Il l’avait fuie et finalement il l’avait retrouvée là, par hasard sous la pluie battante. Il l’avait écouté ses excuses, ses explications sans dire un mot, elle lui avait dit tout ce qu’elle avait sur le cœur et son tour était venu. Il s’était exprimer dans un long discours, avec ce petit malaise dans sa voix, qu’il n’aurait pas eu s’il avait eu tout un récit à faire sur n’importe quoi d’autre que sur ses sentiments. Il avait parlé, il s’était même énervé, ce qu’il n’avait pas été amené à faire depuis très longtemps, avait-il seulement déjà haussé le ton sur quelqu’un avant aujourd’hui ? Il n’en était plus très sûr. Il avait fini par s’excuser, comme un idiot, il était vraiment doué pour se comporter comme un parfait imbécile, bien le gars qui a un qi frôlant les deux-cent.

Il releva légèrement le regard vers elle quand il entendit enfin sa voix répondre à son long discours. Est-ce qu’il avait raison ? Il n’en savait rien en fait. C’était bête mais il doutait presque de ses propres paroles tellement il avait l’habitude de manquer d’assurance. Il avait dit ce qu’il pensait, alors il avait sûrement raison, mais il avait eu tord de crier, ça par contre il en restait persuadé. Il releva vraiment la tête quand elle s’excusa. Maintenant que tout était dit, il avait cette envie de lui dire que ce n’était pas grave, qu’ils pouvaient oublier et recommencer là où ils s’étaient arrêtés. Cela dit, avoir envie ne lui donnait pas le courage pour autant alors il ne dirait rien bien évidemment. Si elle avait était lâche en partant, il l’était tout autant en osant pas dire qu’il ne lui en voulait pas, qu’il l’aimait malgré tout et que si elle acceptait, il voulait effacer les années les ayant séparés et rattraper le temps perdu. Des mots qui ne sortiraient malheureusement jamais de sa bouche. Il la fixait avec un air qui faisait limite chien battu alors qu’elle se rapprochait de lui pour le prendre dans ses bras, presque comme l’aurait fait une mère avec son fils. Il posa son front contre l’épaule de la jeune femme, il sentait son odeur, une odeur qu’il n’avait jamais oublié et qu’il n’avait pas envie d’oublier. Il avait envie de la serrer contre lui, mais encore une fois, ce n’était qu’une envie, si bien qu’il ne fit rien, il n’était même pas capable de poser ses mains sur ses hanches, en cet instant il aurait été manchot que ça n’aurait pas changer grand-chose, quoi qu’au moins, il aurait pas eu froid aux bras ! Elle s’excusa, encore une fois et lui, il se contenta de fermer les yeux comme pour essayer de se concentrer pour prononcer ses quelques fichus mots qui pourraient peut-être tout changer. Ses yeux se rouvrirent quand elle recommença à parler et qu’elle s’écarta, il la regardait, toujours avec cet air de petit malheureux dessiné sur le visage. Il était incapable de répondre, ces mots restant coincés dans sa gorge, s’il se mettait à parler, la seule chose qu’il serait capable de raconter serait incompréhensible et traiterait d’un sujet n’ayant aucun rapport avec la situation, alors valait mieux pour eux deux qu’il se taise. Il continuait de l’écouter bêtement incapable de dire quoi que se soit, de toute façon elle se trompait, il ne méritait pas mieux, avec elle il avait déjà eu mieux que tout ce qu’il aurait pu espérer, il n’avait jamais pu saisir sa chance parce qu’il n’en avait jamais eu envie vu qu’il l’attendait elle. Il n’avait pas besoin de quelqu’un qui le comprendrait, il se fichait qu’elle n’ai aucune idée de la façon dont on pouvait calculer la vitesse du mouvement d’un satellite autour d’une planète ou de l’arrondie de pi avec cinq chiffres après la virgule ou plus encore.
Il n’avait jamais eu besoin qu’elle sache ça pour l’aimer, pour ce que c’était utile de toute façon … Elle s’était trompée aussi dans ses calculs de pourcentage, il y avait plutôt zéro pour cent de chances pour qu’il ait tourné la page. Il était plutôt resté bloqué au chapitre Rose et tourner la page était impossible. Sans rien dire il apprécia la caresse glacée de la jeune femme, la laissant parler une dernière fois avant d’arriver enfin à prendre la parole sans vraiment réfléchir à ce qu‘il disait pour ce qui était quasiment la première fois de sa vie « C’est de la jalousie … Pas une fixette ou je sais pas quoi … Je voulais pas passer à autre chose, je voulais même pas essayer et même si j’avais voulu, je sais pas si j’aurais pu. Et alors que je continuais de t’attendre bêtement, y avait ce type qui avait la chance de t’avoir alors … Je suis jaloux …  » Une nouvelle fois, il baissa la tête comme un idiot, conscient qu’il aurait peut-être mieux fait de garder ça pour lui. Il aurait pu continuer en lui disant qu’il aurait voulu que ce soit lui qui l’épouse, mais non, il s’était déjà suffisamment enfoncé. Finalement, elle semblait vouloir quitter la scène et laisser les spectateurs pleurer toute les larmes de leur corps, mauvaise idée. Très mauvaise idée. Il ne répondit pas à son au revoir. Il ne voulait pas que sa se termine ainsi. « Rose ! » Sa y’est, il avait officiellement mit son cerveau sur off, il ne réfléchissait plus il agissait, grand changement dans sa vie, à croire que ses neurones s’étaient noyés à cause de la pluie. Il attrapa le poignet de la jeune femme pour ne ma qu’elle s’éloigne et après une micro seconde d’hésitation, il l’embrassa comme il l’aurait fait des années auparavant, comme il ne l’aurait jamais fait s’il avait réfléchit. Comme quoi toujours réfléchir avant d’agir, ce n’est pas toujours une bonne chose.
Spoiler:
 
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CLYDE&ROSE ❀my jolly sailor bold -

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