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JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness.

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MessageSujet: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness. Mer 6 Juil - 18:43

Joan Holloway
«On n'a rien à perdre quand on aime personne »


◮ Nom : Holloway
◮ Prénom(s) : Joan, Erin
◮ Age : 26 ans
◮ Date de naissance : Un douze septembre.
◮ Lieu de naissance : Vancouver
◮ Études / profession : Etudes barbantes de droit - carrière avortée d'actrice - vide intersidéral
◮ Groupe : Machin to LA
◮ Avatar : Kristen Bell


DIX TRUCS INUTILES A SAVOIR SUR TOI.
du genre la marque de ta voiture, si t'as des tatouages, ton caractère, qui sont tes parents, si t'as des flingues sur toi, le genre de musique que tu préfères, comment tu dragues et dis donc où t'as acheté ton tee-shirt ?

→ Joan est une cinéphile accomplie capable de communiquer uniquement en citations.
→ Joan a un minuscule tatouage derrière l'oreille droite qui représente la Triforce (force, courage, sagesse). Oui, elle fut une geek accro à The Legend of Zelda dans son enfance.
→ Joan se désintoxique lentement mais sûrement des anti-dépresseurs qu'elle a gobé par dizaine lors de sa carrière d'actrice résolument dingue. Elle a commencé peu de temps après son premier succès et la pression induite.
→ Depuis qu'elle a abandonné sa vie précédente, Joan change souvent de nom au gré des villes, pour ne pas attirer les soupçons sur elle - au cas où sa couleur blonde ne suffise pas. En ce moment, vous êtes priés de l'appeler Charlie, merci.
→ Joan n'a pas son permis et est persuadée qu'elle serait un énorme danger public sur la route.
→ Joan est très brillante, cultivée et légèrement snob. Fait rare pour une actrice, certes.
→ Joan n'a eu qu'une seule histoire d'amour sérieuse dans sa vie, avant d'entamer une longue période de disette sexuelle induite par la célébrité et les parasites qui viennent avec. Elle a développé une méfiance paranoïaque envers les hommes qui s'estompent peu à peu dorénavant que sa vie est plus "calme".
→ Joan parle couramment le russe et le français et les hommes trouvent ce léger détail incroyablement sexy.
→ Si Joan est une intellectuelle et une jeune femme hyper douée artistiquement parlant, elle est incapable de cuisiner ou de faire correctement le ménage. Ces tâches lui semblent royalement insurmontables.
→ Elle porte des talons en toute circonstances. TOUJOURS.

◮ Pseudo / Prénom
◮ Âge : Laughing
◮ Tu viens d'où ?
◮ Comment t'es-tu retrouvé ici ? Arrow
◮ Tu aimes ?
◮ Autre :




Dernière édition par Joan Holloway le Mar 12 Juil - 20:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness. Mer 6 Juil - 18:43



 « Je crois qu'il est l'heure... » souffla une Joan surexcitée, âgée d'à peine vingt ans à ses parents. Un grand sourire aux lèvres, fébrile, elle siégeait fièrement à côté de ses nombreuses valises, juchée sur de hauts escarpins. Ses yeux clairs se promenaient d'un membre de sa famille à un autre, attendant des au revoir déchirants qui ne venaient pas. Oh, bien sûr, elle s'y attendait. Sa famille n'avait jamais été des plus expressives. Ils étaient le stéréotype parfait de la famille bourgeoise bien sous tous les rapports : austère. Les démonstrations d'affection ? C'était d'un vulgaire !  « Es-tu sûre de ton... choix ? » Un ton glacial, un choix lâché d'un ton extrêmement dédaigneux, un air inquisiteur : Mrs Holloway dans toute sa splendeur.  « Maman, on en a déjà discu... » Joan leva les yeux au ciel tout en lâchant un soupir, soudain lasse. Même dans ce qui était censé être un nouveau départ pour elle, il fallait que sa mère autoritaire le lui gâche. Celle-ci lui coupa la parole, froide et imposante.  « Non, chérie, nous n'en avons pas discuté. TU nous as imposé ton choix loufoque. Tu es brillante, sublime, une belle carrière t'attend si tu continues ne serait-ce que quelques années. Et toi, qu'est-ce que tu fais ? Mademoiselle part. Mademoiselle veut prendre son envol. Qu'est-ce que nos amis vont penser ? Imagines-tu seulement le déshonneur pour notre famille quand on verra notre fille aînée dans une publicité médiocre à la télévision ? Être actrice, ce n'est pas une profession noble. Pire encore, ce n'est même pas un métier. Tu ne gagneras jamais ta vie, jamais. Et il est hors de question que ton père et moi payons pour tes bêtises jusqu'à la fin de ta vie, Joan. Tu s vingt ans, je ne peux pas décemment t'empêcher de partir. Mais si tu le fais, sache qu'il te faudra assumer les conséquences de tes actes, parce que je ne le ferai pas. Tu as compris ? » La brunette sentit les larmes monter à ses prunelles, et lui brûler les yeux. Cependant, elle ne dit pas mot. Elle n'allait pas pleurer, pas aujourd'hui. C'était son jour. Celui où elle cesserait d'être la Joan que souhaitait voir ses parents, la future avocate spécialisée dans les Droits de l'Homme, siégeant à la Cour Pénale Internationale de la Haye, par exemple. Cette vie lisse & rangée qu'on avait imaginé pour elle lui semblait tellement morne. Fade. Lisse. Insipide, même. Oh, bien sûr elle avait joué le jeu ! Mais ses parents la connaissaient-ils si peu pour se méprendre à ce point sur elle ? Joan était certes, très sérieuse. Studieuse, même. Mais elle s'était simplement promis d'obtenir un diplôme pour plaire à sa famille, avant de voler de ses propres ailes. Et ce qui lui plaisait plus que tout, c'était le septième art. Il n'y avait qu'à voir la DVDthèque gigantesque qu'elle abandonnait à regret dans sa chambre d'enfant ! Joan était incollable : capable de disserter des heures sur un réalisateur ou bien de converser uniquement en citations. Une passionnée, comme dirait l'autre. Après un soupir, la jeune femme se contenta de poser un regard las sur celui - rigide - de sa mère, lâchant un simple : « Oui, maman. » comme une enfant bien élevée. Pour qui se prenait-elle ? Où était Eleanor Holloway quand Joan n'était qu'une enfant ? Où était-elle quand la petite brune crevait de solitude ? Où était-elle lorsqu'elle avait appris à lire toute seule à l'âge de quatre ans, et que personne ne semblait notifier ce progrès ? Où était-elle le jour où elle avait appris à faire du vélo ? A nager ? Où était-elle lorsque l'enfant qu'elle était avait besoin de rire, de pleurer, de se confier ? Nulle part. Sa mère lui avait offert de l'argent, un statut, un foyer. Mais c'était une femme austère et bien incapable d'affection. Au fond, Joan lui en voulait terriblement... Peut être que cette rancoeur s'atténuerait légèrement,si elle apprenait que cette femme distante l'avait sauvée d'un destin d'orpheline sans doute bien moins rose. Ce fut Dwight Holloway qui rompit finalement le silence, serrant sa petite fille dans ses bras sans un mot. Il était bourru, certes, mais incroyablement sensible. Bien plus que sa femme du moins. Joan lui rendit son étreinte et déposa un baiser fugace sur les tempes de chaque membre de la famille. Ses petits frères et soeurs et enfin... ses parents. Elle était prête. Fin prête.

Et c'est exactement ce moment que choisit Jonah pour faire retentir le klaxon de sa voiture de sport. Ses valises sous le bras, Joan le rejoignit, déposant un voluptueux baiser sur les lèvres ourlées du garçon. Jonah était le garçon idéal : il était beau, intelligent et riche. Mieux encore, si vous creusiez il était vif d'esprit, raffiné, possédait une sacrée dose d'humour et d'auto-dérision... et ses parents étaient très amis avec les siens. Le parti idéal. Leurs deux familles rêvaient d'ailleurs de voir leurs enfants s'unir. Eux, ne ressentaient qu'une profonde amitié l'un envers l'autre. Ils se connaissaient depuis l'enfance, avaient partagé beaucoup ensemble : premier baiser, première cuite, première fois, premier chagrin d'amour, premier diplôme. Leur amitié avait traversé les années avec une facilité déconcertante et aujourd'hui, ils feintaient le petit couple parfait & amoureux pour plaire à leurs familles respectives. Cela permettait sans doute de leur faire avaler plus facilement la pilule douloureuse de leur départ à New York... certes. Néanmoins, Joan - bien plus fleur bleue qu'elle ne se l'avouait - avait tendance à confondre l'amitié et la tendresse qu'elle éprouvait pour le garçon avec un début d'amour. Jonah semblait tout aussi perdu, ce qui n'arrangeait rien à leurs affaires. « Tu es sûre de ton choix ? » s'enquit-il, sa main dans la sienne, devant les portes d'embarquement. Joan ancra son regard azuré dans le sien, avant de souffler à son oreille, en profitant pour la lui mordiller délicatement au passage. « Plus que jamais. Et je suis ravie de le partager avec toi. » Une dizaine d'heures plus tard. Ca y'est, ils y étaient maintenant, depuis quelques heures. A New York. Dans leur appartement. A EUX DEUX. Oh, je vous rassure tout de suite : il ne payait franchement pas de mine. Ni l'un ni l'autre n'avait souhaité abuser plus que de raison de la fortune familiale, et leur studio à Brooklyn relevait plus du taudis qu'autre chose. Mais... ils se sentaient résolument artistes dans l'âme. Et ça, ça comptait. Parce que oui, Joan n'était pas la seule à tout plaquer par lubie. Jonah aussi, abandonnait sa carrière de médecine pour se lancer dans le métier d'acteur. Tous deux étaient plein d'espoir, et aucun ne savait alors que cette passion commune allait aviver les tensions entre eux jusqu'à les empoisonner et faire périr tous sentiments qui les unissait... Oh non, ils ne le savaient pas encore. Jonah n'aurait jamais pu imaginer que sa carrière ne décollerait pas malgré sa belle gueule, et qu'il deviendrait fou de jalousie pour la jeune femme qu'il imaginait devenir sienne. Joan, quant à elle, n'avait pas idée que la sienne décollerait aussi rapidement et que ces mini-succès la rendraient imbue d'elle même & désintéressée totalement du sort de son petit ami.

Ce soir là, ils étaient juste bien. New York leur ouvrait ses portes et celles-ci avaient un goût d'Eden. Simplement vêtue d'un débardeur blanc basique et d'un shorty rose pâle (tenue-canapé par excellence) et un pinceau dans la main, Joan peignait les murs défraîchis de leur nouveau chez eux, avec la forte impression que c'est sa vie toute entière qu'elle repeignait, et colorait. Mutine, heureuse, légère, elle badinait innocemment avec Jonah, trempant ses mains dans la peinture claire avant de les déposer délicatement sous le tshirt du jeune homme, les laissant se promener sur son torse bien dessiné qu'elle ne connaissait que trop peu à son goût. « Arrête... » souffla le concerné d'une voix si peu convaincue tandis que la main peinturlurée de Joan s'aventurait bien plus bas. « Non sérieusement bébé... arrête. Il faut que la peinture soit finie avant la nuit. » Sa voix n'était plus qu'un râle, mais son refus avait suffi à la brunette pour attiser encore davantage son désir. La peinture pouvait attendre, non ? Ils étaient jeunes, diplômés, dans la ville la plus extraordinaire du monde, des projets & des rêves plein la tête. Ce n'était pas suffisant pour oublier ces histoires matérielles de peinture ? « Sinon quoi ? » répondit-elle, mutine, sa bouche gourmande esquissant une moue boudeuse des plus attendrissantes. « Sinon... » Jonah sembla réfléchir, avant de bondir sur elle tel un félin, enserrant sa taille d'une poigne ferme mais plaisante. Un sourire malin aux lèvres, il se contenta de dessiner un coeur en peinture sur sa joue auquel elle répondit par un baiser pressant. Les choses s'accélérant, Joan se retrouva plaquée contre le mur à peine repeint - et par là même totalement ruiné -, le corps de son meilleur ami/amant (elle ne savait plus comment le définir) pressé contre elle. Ravie de la tournure que prenait leur emménagement, la jolie brune saupoudrait littéralement le corps de Jonah de baisers brûlants tandis qu'il la soulevait sans effort. Bon, elle avait bien le droit de vérifier une dernière fois que leurs corps s'imbriquaient toujours aussi parfaitement bien, non ? Avec lui, tout était si facile ! Il était du même monde qu'elle, elle le connaissait depuis toujours : il n'était pas question de méfiance, pas en ce qui le concernait, lui. Simplement de tendresse et d'affection. C'est pourquoi Joan ne résista pas une seule seconde lorsqu'elle sentit ses mains fébriles sur ses hanches, retirant en vitesse sa culotte bien encombrante. Elle offrit le même sort à son boxer, avant de se presser davantage contre le jeune homme, brisant les derniers millimètres qui les séparaient. Les jambes enroulées autour de sa taille, sa tête nichée contre sa nuque et son meilleur ami entre ses reins, Joan se sentait bien. Complète. Apaisée... et gémissante.

La cigarette post-baise était sans nul doute sa préférée. Elle avait presque le pouvoir de lui amener un second orgasme. Assise sur le sol, adossée contre le mur et totalement nue, la jeune femme tirait lentement sur sa Malboro light. Décoiffée et les joues rosies, elle n'avait jamais été aussi heureuse. Ils avaient renversé un pot de peinture dans leurs ébats, répandant son contenu sur le plancher, l'unique mur qu'ils avaient peint était ruiné, ils n'avaient aucun meuble... mais ils étaient heureux. Vraiment heureux. « Je ne t'ai jamais trouvée aussi belle qu'à cet instant. » Jonah brisa le silence harmonieux d'un ton grave qu'elle ne lui connaissait pas. Oh, bien sûr qu'elle se savait jolie. Mais si ses mots surfaits ne l'atteignaient rarement, venant de lui... ils voulaient dire quelque chose. Pour la première fois. Son visage éreinté s'illumina d'un sourire tandis qu'elle lui ravit un baiser. « Je t'aime. » lâcha Joan, spontanément, de sa jolie voix éraillée. Dans la moiteur de leur appartement, un grand sourire illuminant son visage parfait elle ne savait pas encore que Jonah serait le dernier garçon à entendre ces trois mots.

Aussi épanouie qu'elle l'était à cet instant, la belle brune ne savait pas qu'elle n'avait pas le droit à une carrière ET une vie sentimentale épanouie. Elle n'avait aucune idée du succès fou qui l'attendait d'ici quelques années. Et pire encore, elle ne se doutait pas celui-ci lui ôterait son premier grand amour, le remplaçant par une solitude implacable et la peur effroyable d'aimer...

[...]

La vie à New York n'était pas aussi facile et idyllique qu'il y paraissait dans les séries tv, et contrairement aux quatre jeunes femmes de Sex & the City, Joan ne se permettait pas restaurant sur restaurant. Certes, elle & Jonah (son officiel petit-ami - dieu que ce terme sonnait délicatement à ses oreilles) possédaient énormément d'argent grâce à leurs familles respectives mais refusaient d'en abuser puisque les familles en question n'acceptaient pas leur choix. Alanguie sur le canapé du salon, la tête reposant sur les genoux de Jonah, la brunette contemplait d'un air inspiré les annonces de casting d'un magasine, cochant celles jugées les plus prometteuses. « Eh, écoute moi ça, babe. Ils recherchent un jeune homme entre vingt et vingt cinq ans pour jouer l'un des rôles principaux d'une nouvelle série tv. Débutants acceptés. Tu devrais la tenter, Jo' ! » Joan scruta la mine de son chéri, avant de lui tendre le magasine devant les yeux, lui imprimant presque les caractères dans la peau tant elle le tenait proche de son visage. L'excitation, sans doute. « J'en sais rien... J'devrais commencer par un truc plus petit. De la figuration, une pub pour après-rasage, un truc bateau où j'ai mes chances, quoi. Tu me connais... Si je peux supporter un échec cuisant, je n'en supporterai pas une dizaine. » Le garçon caressait lentement les cheveux bruns de Joan comme pour s'apaiser lui même, mais elle sentait pour la première fois une certaine... tension dans sa voix. Devait-elle lui cacher qu'elle s'était déjà rendue à une dizaine d'auditions durant l'année alors qu'il n'en avait eu aucune (à moins qu'il ne lui cache ses échecs... tout était possible.) Non, Jonah le prendrait très mal. Devait-elle aussi lui avouer avoir rencontré des personnes qui lui avaient proposé de l'aider - et ce, gratuitement ? Pire encore, que ces mêmes personnes avaient fait pression que Joan soit reçue pour le rôle principal d'un téléfilm ? Non, il verrait ça comme une trahison. Peut être était-ce le cas, peut être. Mais... la jeune femme n'était pas persuadée que son petit ami ne faisait pas exactement la même chose dans son dos. Elle n'arrivait pas à s'imaginer qu'il soit resté l'année à ne pas oser se présenter à une seule audition par peur du rejet. C'était tellement ridicule ! Et surréaliste. Jonah était beau, charismatique, talentueux. Il avait mené de front des études difficiles et le tennis à très haut niveau. Rien ne pouvait lui résister, surtout pas une audition. Alors aussi égoïste soit sa décision, Joan ne disait rien. Elle l'aimait, certes, mais... sa carrière d'actrice en devenir était importante. Une fois célèbre, elle aurait les moyens d'aider sa moitié à se hisser à son tour, n'est-ce pas ? Quelle joyeuse façon de se réconforter... C'est pourquoi, quelques heures plus tard, la jeune femme déposait un baiser sur la tempe de Jonah avant de disparaître, juchée sur des talons vertigineux. « Je vais voir Lula. Et promis, je serai rentrée pour le dîner. D'ailleurs, je me charge de passer chez le traiteur en passant. Non, pas du chinois, je vais tâcher d'innover. Sois sage ! » ajouta-t-elle d'un ton résolument moqueur.

« Oh Joan, te voilà ENFIN ! J'ai cru que tu me faisais faux bond... et tu allais subir mon courroux parce que... je t'ai accordé ma confiance ma jolie, et je déteste miser sur le mauvais cheval. Richard, cette jeune fille n'est-elle pas tout bonnement divine ? Elle ferait une parfaite Casey, je t'assure. » La femme maniérée qui s'agitait ainsi était une mécène d'une cinquantaine d'années, productrice d'une série de téléfilms à succès - et surtout, à l'eau de rose. Elle avait croisé Joan lors de plusieurs auditions et s'était pris d'affection pour cette fille intelligente, un brin snob et dont le look très BCBG jurait avec la vulgarité des autres potentielles actrices. Quelques bribes de conversation plus tard et trois cafés, Vivienne (puisque c'était son nom) s'était promis de la sortir de l'anonymat dans l'année. Depuis, elle l'appelait pour chaque audition qu'elle jugeait intéressante mais aucune n'avait pour l'instant porté ses fruits. Joan se sentit déshabillée du regard tandis que le dénommé Richard la scrutait sous... toutes les coutures. Il avait à la foi un air très critique mais également incroyablement pervers. Un OVNI... qui ne mettait pas franchement à l'aise. « Elle est bien roulée ta petiote, je te concède ça. Un joli minois comme le sien, ça attirera les libidineux devant leur écran, on est d'accord. Mais, allons voir ce qu'elle a dans le ventre, maintenant. » Richard était très directif, et Joan très professionnelle. Il fut conquis par son jeu d'actrice totalement brut puisqu'elle n'avait jamais pris un seul cours et lui confia le rôle. La fin du tunnel ! Enfin. Ce rôle n'était pas le rôle de sa vie, attention. Le téléfilm était médiocre en lui même et Joan interprétait un rôle stéréotypé au possible : celui de la jolie fille un peu cruche. Suite à ce rôle minime, tout s'accéléra. Apparemment elle crevait littéralement l'écran, pour reprendre certains termes. Wahou. Son téléphone ne cessait de sonner pour des auditions tandis qu'on ne tarissait pas d'éloges sur sa prestation. Elle était parvenue à attirer l'attention sur un téléfilm du jeudi après midi tout à fait minable, grâce à sa seule prestation. Joan n'en revenait pas ! Vivienne s'était proclamée son agent et triait les auditions sur le volet, ne voulant pas que son poulain use son temps et son énergie à des inepties pas croyables. Seul Jonah semblait réfractaire à l'euphorie générale. Tandis qu'ils fêtaient leur quatre ans ensemble dans un restau huppé avec le premier vrai cachet de Joan, il lâcha la bombe. « Je crois qu'on a fait une connerie, Joan. Nos parents avaient raison. » Interdite, la brunette lâcha son Martini pour darder ses yeux clairs dans ceux de son petit ami. Se foutait-il clairement de sa gueule ?! Sa carrière décollait enfin, et MONSIEUR voulait se barrer. En quel honneur ? La jalousie dévorante ? Mais merde, elle n'y était pour rien si il n'était pas aussi doué qu'elle ! Joan s'en voulait de penser des choses aussi atroces à l'égard de celui qui avait été un sacré soutien depuis toujours. Il est clair que le début de son succès lui montait à la tête... mais elle s'en rendrait compte plus tard. Pour l'instant, son égo surboosté l'empêchait de distinguer n'importe quoi d'autre ou de comprendre le point de vue de Jonah. « Non mais tu plaisantes j'espère ? C'est la meilleure chose que l'on ait jamais faite au contraire. Regarde, mon téléphone n'arrête pas de sonner, je croule sous les propositions à ne plus savoir qu'en faire ! Bon, ce ne sont encore que des seconds rôles mais d'ici un ou deux ans, on ne me proposera que des rôles phares Jonah. Alors s'il te plaît, crois en moi. » « Tu peux m'expliquer depuis quand tu es devenue aussi égoïste et imbue de toi même ? » La jeune femme, furibonde, prit le temps de répondre à un énième texto, comme pour montrer à son gros jaloux de petit ami que oui, sa carrière passait dorénavant en priorité. « Peut être depuis que tu es devenu aussi jaloux et envieux, trésor. » Et bim ! Sa réplique sembla faire mouche puisque le visage de Jonah se décomposa littéralement. Elle regretta aussitôt. Joan ne voulait pas se fâcher avec lui, mais il était pénible à ne pas comprendre qu'elle ne pouvait pas abandonner si près du but. « Tu sais, si j'ai tout quitté... c'est pour toi, et exclusivement pour toi Joan. Parce que je t'aimais. Je t'ai toujours aimé, toujours. T'as jamais été juste une amie. Alors j'ai menti. J'en ai rien à foutre d'être acteur bien au contraire. Ça ne m'a jamais intéressé. J'ai prétendu le contraire pour avoir une très bonne raison de partir avec toi, à tes côtés. Pour te soutenir. C'est pourquoi je n'ai jamais passé une seule foutue audition. Là... je suis rien. Un moins que rien, alors qu'à Vancouver, je serais devenu le neurochirurgien que je rêvais d'être. J'ai abandonné mes putains de rêves pour tes lubies de gamine trop gâtée et le pire dans tout ça.... C'EST QUE T'ES MÊME PAS RECONNAISSANTE, bordel de merde ! » Joan ne l'avait jamais vu comme ça. Jonah était un homme pondéré, de la haute société. Il savait donc se tenir en toutes circonstances et ne faisait jamais de scandale public. La brunette venait de perdre toute contenance tandis que ses joues pâlissaient à vue d'oeil. Son coeur lui dictait que Jonah était sincère. Son égo, lui, venait de prendre un sacré coup et n'était pas prêt de lâcher les armes. Ce foutu égo d'actrice en devenir allait lui coûter son couple, la seule chose qu'elle n'avait jamais réussi jusqu'à présent. Mais la colère et l'aveuglement lui faisaient perdre pied, littéralement. « C'est tellement facile de changer de discours parce qu'on ne rencontre pas le succès escompté. Tu voulais devenir acteur autant que moi, alors cesse de te trouver toutes les excuses du monde parce que j'ai réussi et toi non. C'est un truc de loser, ça. » Soudain las, Jonah sembla réaliser que ce n'était plus la Joan qu'il avait connue qui s'exprimait. C'était une espèce d'hystérique accro à la gloire et aux paillettes dont l'égo avait rongé le cerveau. Elle n'était plus qu'une vague caricature d'elle même, et ce portrait peu flatteur ne l'intéressait plus. Bien sûr, qu'il l'aimait. Mais parfois, aimer l'autre c'est aussi accepter de le laisser partir... Joan était têtue. Butée dans ses erreurs. Déterminée à avoir raison quand elle ne ressemblait plus qu'à une sangsue prête à sucer la moindre goutte de succès et de presse people. « Sache simplement que tu me déçois beaucoup. Je pensais que tu étais la femme de ma vie, Joan. Mais apparemment, la fille qui me plaisait a dû se barrer en route. » Il se leva, soudain grave, sous l'air impuissant de la brunette. Elle rêvait de le récupérer, de se jeter à ses pieds, de s'excuser. Mais sa nouvelle arrogance démesurée l'en empêchait. « Je repars à Vancouver dès ce soir. Malgré tout, je te souhaite de réussir. » Le garçon sortit un bel écrin de sa poche et le jeta sans ménagement sur la table. « Tiens. Ça fait des mois que je l'ai. J'attendais une occasion spéciale pour te demander en mariage. Je n'en ai plus besoin, désormais. » Il s'apprêtait à partir. Non, non, non. C'était un bien trop mauvais scénario. Et son adieu ressemblait tellement à celui que Paul Varjak offrait à Holly Golightly que ça en était écoeurant. « Jonah, je.... » « Oui ? » siffla-t-il entre ses dents, soudain froid et cinglant. Quelques secondes s'écoulèrent sans que Joan ne puisse s'exprimer. Elle aurait voulu pourtant, mais tout restait coincé dans sa gorge. « Rien. Bonne route. » Lorsque la silhouette de l'homme qu'elle aimait disparut, elle sentit les larmes au bord de ses yeux, encore une fois, tandis que sa lèvre inférieure tressautait violemment, comme animée d'une volonté propre. Non, elle ne pleurerait pas. NON, non et non.

Libérée de tout poids (bon, en réalité Joan souffrait de l'absence de Jonah mais parvenait à s'en cacher plutôt bien), la brunette put enfin se concentrer sur un point essentiel : sa carrière. Avec un acharnement tel (la haine de la perte de son petit ami comme moteur, sûrement) que cela paya. Joan fut rapidement contactée par un réalisateur ultracôté. Elle manqua faire pipi dans sa culotte tant elle était fébrile le jour de la rencontre mais parvint à retenir et son excitation et sa vessie pour le charmer par... son intelligence et sa vivacité d'esprit. Apparemment, une actrice brillante, ça ne courait pas les rues et sa facilité à s'exprimer lui permettait de se démarquer aisément. Après les compliments de rigueur, il l'engagea. Et elle fut propulsée au sommet dès la sortie du film : pour la première fois de toute sa vie, elle avait un premier rôle. Et pas celui d'une potiche très belle, attention. Non, celui d'une droguée. Pour ce film, Joan avait dû s'amaigrir avant de grossir jusqu'à en être bouffie. Elle avait été torturée par des coachs, oublié ce que le sommeil voulait dire, maquillée à la truelle pour paraître blafarde et en très mauvaise santé. Et enfin, elle avait sacrifié sa chevelure d'ébène pour un blond éclatant. Sa vie personnelle et sentimentale s'était vue reléguée dans une énorme parenthèse l'année entière que dura le tournage. Mais ce jour-là, sur le tapis rouge de la cérémonie des golden globes (et elle était NOMINEE, bordel !), son acharnement avait payé. Joan, dans sa robe Valentino, irradiait de mille feux. Vraiment. Les flashs des photographes crépitant sur sa silhouette parfaite étaient jouissifs. Les journalistes qui la haranguaient lui arrachaient des soupirs extatiques. Ce soir là était le premier jour du reste de sa vie, de toute évidence. Et c'est pourquoi, lors de la soirée de l'after, Joan et sa prétention se laissèrent charmer par un bellâtre au discours plutôt creux. Mais après tout... elle n'avait eu aucun homme dans sa vie depuis Jonah, et surtout pas pendant le tournage, il était temps qu'elle s'amuse avant d'entamer le tournage d'une nouvelle grosse superproduction qui l'enchantait littéralement. « On vous a déjà dit que vous étiez sublime ? » Grand. Brun. Ténébreux. Tout à fait son genre. En plus, il lui apportait un Martini, sa boisson favorite. A croire qu'il avait dévoré toutes ses interviews ! « Pas dans les cinq dernières minutes, en tout cas. » lâcha-t-elle, mutine. Le bel inconnu prit place à ses csôtés et ancra son regard expressif dans le sien, tandis que sa main s'aventurait déjà sur le genou dévoilé de sa proie. « Vous auriez dû gagner ce Golden Globe. Il était mérité. Franchement, vos concurrentes n'avaient pas un dixième de votre talent. » Joan haussa les épaules, indifférente. Elle savait qu'elle aurait dû le gagner. En toute objectivité. Son interprétation avait été juste et profonde, saluée par la critique. Perdre au profit d'une comédie niaise avait un goût amer. C'est pourquoi elle ne crut pas bon de rétorquer et se contenta de siffler son martini. « J'ai adoré votre prestation, vraiment. Vous dégagez ce charme brut, ce charisme quasi... animal. » L'air lubrique qui accompagna sa phrase ne trompait personne. Et encore moins cette main pressante qui remontait le long de la cuisse de l'actrice, ne dissimulant absolument rien de ses intentions. Bien décidée à profite de son succès, euphorique, Joan se pencha sur lui afin de lui souffler à l'oreille : « Et encore il n'y a pas que mon charisme qui est animal... » La jeune femme se retira aussi promptement qu'elle s'était approchée, non sans effleurer son entre-jambe par mégarde. Une heure plus tard, ils quittaient la soirée collés-serrés sous les flashs des photographes se passionnant pour ce qu'ils imaginaient être une nouvelle romance torride et à la mode. Une demie heure plus tard, ils se sautaient littéralement dessus dans le nouvel appartement de Joan, après des prémices carrément brûlants dans la limousine.

Le réveil fut douloureux. Lorsqu'elle ouvrit les paupières, elle ne vit que les vêtements éparpillés partout sur le sol, et les bibelots épars qui les avaient rejoints quand il l'avait assise brutalement sur ladite commode, peinant à parvenir jusqu'au lit. La tête de l'actrice était affreusement douloureuse, comme si un insecte avait décidé de lui ronger très lentement le cerveau. Néanmoins... elle n'était pas déçue du voyage ! Après presque une année de disette sexuelle, cet homme là, peu importe son nom, tombait à pic. Le réveillant d'un baiser, Joan lui adressa un sourire malin tandis qu'elle s'enquit, sentimentale malgré tout : « Un café ? » Le garçon s'éveilla et afficha un air placide. « Comment refuser une telle proposition ? » C'est ainsi qu'une Joan sur un petit nuage se leva, entièrement nue, pour aller préparer du café frais à Monsieur. Après tout, peut être serait-il le nouveau M. Holloway, non ? Une actrice de sa trempe se devait d'être accompagnée, n'est-ce pas ? C'était la moindre des choses que d'exposer aux yeux du commun des mortels un couple parfait à idôlatrer. Cependant, ses espoirs se brisèrent bien vite lorsqu'elle revint dans sa chambre pour découvrir le sombre inconnu... son téléphone à la main, un post it dans l'autre en train de noter religieusement des numéros. Euh, pardon ? « Je peux savoir ce que tu fais ? » Il ne leva même pas la tête tandis qu'il lui répondait, d'un ton affreusement cynique. « A ton avis ? Je me sers. Tu as des sacrés contacts, ce serait con de ne pas m'en faire profiter. » Un sourire narquois aux lèvres, il consentit enfin à la regarder. Joan, elle, commençait doucement à comprendre que ce sombre con s'était simplement servi d'elle pour sa notoriété. Elle lui arracha donc le téléphone des mains, brutalement. « Connard. » « Non mais qu'est-ce que tu croyais ? Que je te sautais gratuitement, peut être ? Que tu m'intéressais sincèrement ? La bonne blague. T'es peut être très jolie, mais toute aussi naïve. Personne ici ne s'intéressera à toi pour ce que tu es. Personne ma belle, tu entends. Du moment que t'es bankable, t'attires les acteurs ratés comme moi, qui n'arrivent pas à décoller. Pourtant, j'ai du talent à revendre, avoue que tu as cru à mon petit numéro de mec sombre et mystérieux, frappé par le coup de foudre... » Il leva les yeux, moqueur, tandis que l'assurance de Joan disparaissait à chaque mot qu'il lui assénait. « Ah, les femmes... toutes les mêmes. Deux trois compliments et c'est dans la poche. Vous autres, actrices êtes encore plus vulnérables. Il faut dire que votre égo surdimensionné est toujours friand de flatteries en tout genre. » Joan fulminait. Elle se sentait à la fois humiliée, stupide et... sale. Affreusement sale. Ce mec était une pute, et elle était tombée dans le panneau. Tout ça parce qu'elle n'avait pas eu le temps de consacrer à sa vie sentimentale depuis des mois. « Dégage. » « Je crois que tu m'as pas compris chérie. Si tu ne veux pas voir certaines vidéos diffusées sur le net et dans tous les médias d'ici une heure, tu ferais mieux de me trouver un petit job dans un de tes nouveaux projets. Oh, ne fais pas cette tête, c'est pas contre toi. Il faut bien que je vive, tu sais... » Joan était littéralement déconfite. Quel était le mec assez tordu pour les filmer à son insu ? La jeune femme se contenta d'hocher la tête et de laisser partir, après lui avoir promis que quelqu'un le rappelerait dans l'heure avec une offre alléchante. Une fois que sa silhouette eu franchi la porte, les deux tasses de café fumantes vinrent s'écraser sur la porte d'entrée, tandis qu'elle se laissait glisser contre le mur.

Plus jamais ça. Les hommes n'étaient que des connards profiteurs tous autant qu'ils étaient. Personne ne pouvait l'aimer pour ce qu'elle était. Ils n'en verraient en elle qu'un moyen d'être célèbre à leur tour, ou une bonne façon de trouver un porte-feuilles ambulant. Peut être voudront-ils la fréquenter uniquement pour accrocher une actrice renommée sur leur tableau de chasse ? Dans tous les cas, le tableau était peu reluisant. Ce matin là, l'égo de Joan, son arrogance et sa prétention venaient de disparaître à tout jamais. A la place, une profonde méfiance - voire même une paranoïa - à l'égard des hommes avait pris place durablement dans son coeur meurtri. Qu'est-ce que Jonah lui manquait...


Et voilà. A 26 ans, Joan était au top de sa carrière. Tout lui réussissait. Elle enchaînait film sur film, interview sur interview, multipliait les séances photos... bref, le pied. Cependant, la belle brune ne s'était jamais sentie aussi seule de toute sa vie. Sa vie sentimentale était un désert sans nom, dont elle ne voyait pas la fin. Il y avait bien ce Mark à qui elle semblait plaire, mais les coureurs de jupons, non merci. Elle souhaitait un homme qui ne veuille qu'elle. Et pas pour ce qu'elle représentait, ça non. Mais pour qui elle était, simplement. Joan était sans cesse entourée. Sa personnalité exubérante et sa répartie absolument craquante lui offraient un tas d'amis. Simplement, rien ne suffisait à combler le vide qui la rongeait au plus profond de son être. Rien ne remplaçait l'affreux pincement au coeur qu'elle ressentait lorsqu'elle franchissait le seuil de son immense appartement de l'Upper East Side... désespérément vide. Savoir que personne ne l'attendait ou ne pensait à elle plus que de raison (les fans exceptés, mais il faudrait être franchement tordue pour sortir avec un homme vous idolâtrant au delà de la décence) était franchement déprimant. Alors loin des paillettes, dans l'intimité de son appartement New-Yorkais, la vie de Joan était bien fade et ressemblait plus à celle de Bridget Jones qu'à une héroïne trépidante de Sex and The City. Bien entendu, personne ne s'en doutait tant la brunette affichait un sourire de circonstance et se montrait toujours sous son meilleur jour. Qui aurait pu penser qu'elle était la première à dévorer un pot de Ben & Jerry's devant Autant en Emporte le Vent ? Personne, sans doute.

Et puis... il y a six mois, ce fut l'implosion. Joan sacrifia sa crinière brune, se séparant de trente bons centimètres de cheveux et décida de se transformer pour disparaître plus aisément. La vie d'actrice n'était pas faite pour elle, tout comme celle d'avocate ne lui convenait pas non plus. Dorénavant blonde, l'ancienne actrice ne savait plus ce dont elle avait envie mais néanmoins, était sûre d'une chose : il lui fallait tout quitter, faire table rase du passé et recommencer. Ailleurs. Autre chose. Et c'est ainsi qu'elle prit la route, abandonnant tout derrière elle. A ceux qui semblaient la reconnaître ou lui trouvaient une ressemblance folle avec une actrice ultracôtée, elle feintait l'indifférence et s'en sortait avec un sourire ravissant et une pirouette. Est-ce qu'une star servirait des cappuccinos dans un café merdique ? Non, bien sûr que non. Doucement mais sûrement, Joan retrouve sa joie de vivre, son côté volubile et sa manière adorable de trop parler. Elle est peut être moins riche (elle ne se sert pas de ses comptes), moins sollicitée, mais sa méfiance maladive envers les hommes et sa solitude se font peu à peu la malle. Joan vogue de ville en ville, de petit boulot en petit boulot, d'homme en homme, avec la soif de liberté d'une adolescente.

Jusqu'à ce qu'elle le rencontre, lui. Travis. L'homme qui va tout changer. Celui qui lui rappelle inlassablement son premier et unique véritable amour.


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MessageSujet: Re: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness. Mer 6 Juil - 19:51

La magnifique Kristen. I love you
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MessageSujet: Re: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness. Mer 6 Juil - 20:14

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MessageSujet: Re: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness. Ven 8 Juil - 9:05

Bienvenue parmi nous. Bonne chance pour ta fiche.
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MessageSujet: Re: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness. Lun 11 Juil - 8:15

Le délai pour l'avatar est terminé. Wink S'il te faut un peu plus de temps, préviens-nous. I love you

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MessageSujet: Re: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness. Lun 11 Juil - 11:58

Oui, donnez-moi jusqu'à demain si possible, je termine ce soir sans faute.
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MessageSujet: Re: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness. Mar 12 Juil - 8:20

Tu as jusqu'à ce soir alors. I love you

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MessageSujet: Re: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness. Mar 12 Juil - 20:18

Merci pour le délai, j'ai terminé.

J'attendais simplement un retour de la personne ayant posté le scénario mais comme il ne vient pas Arrow.
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MessageSujet: Re: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness. Mar 12 Juil - 23:01

Pour moi c'est bon, au pire j'espère que tu pourras "reconvertir" ton personnage

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MessageSujet: Re: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness. Mer 13 Juil - 12:28

Cette semaine c'est normal, elle est occupée, mais je vais lui envoyer un sms pour savoir si elle compte revenir et je te tiens au courant. I love you

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MessageSujet: Re: JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness.

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JOAN ★ I'm bored of cheap & cheerful. I want expensive sadness.

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